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Conjoncture: une croissance économique négative à -3,8% en 2020

Conjoncture: une croissance économique négative  à -3,8% en 2020

Sur fond de crise sanitaire, la croissance économique s’affiche «négative» pour cette année. Le projet de loi de finances pour 2021 indique que «Le taux de croissance qui était prévu à 0,8% dans la LFR 2020 a été révisé à -3,8% (…) En 2021, un taux de croissance économique de 4,5% est attendu».

La Banky foiben’i Mada­gasikara (BFM) parlait d’une «récession économique» pour cette année dans sa note de conjoncture publiée en début de ce mois. Une situation confirmée par les perspectives du projet de loi de finances pour 2021.
Le projet de loi actuel indiqué que «Pour 2020, il est fort probable que le taux de croissance économique fixé à 0,8% dans la LFR 2020 ne sera pas atteint à cause du contexte économique mondial». Dans la loi de finances rectificative promulguée en juillet, le gouvernement a déjà dû réviser le taux de croissance à 0,8% contre une prévision initiale de 5,5%. Mais les impacts du Covid-19 ont été tels que le taux de croissance pour 2020 est encore révisé à la baisse, jusqu’à atteindre -3,8%.

Cette baisse s’expliquerait, entre autres, par «la chute vertigineuse» de la branche hôtels-restaurants et du secteur in­dustries extractives. Le secteur hôtels-restaurants a enregistré une «croissance négative de -79,4%», tandis que les industries extractives sont à «-53,2%». Le secteur primaire est le seul à avoir été plus ou moins épargné par la pandémie de Covid-19. Prévu à 3,5% dans la LFR 2020, son taux de croissance a été révisé à 3,1% en 2020.

Une croissance de 4,5% attendu en 2021

L’Etat malagasy a lancé en 2019 le défi de rattraper le retard de développement accusé sur plusieurs décennies, avec comme vision de faire de Madagascar un pays émergent. De nombreux chantiers ont été entamés à travers des investissements publics structurants, notamment en infrastructures de base. Cet élan a été, hélas, estompé par la pandémie de Covid-19.

Pour 2021, cependant, les autorités se veulent optimistes et tablent sur un taux de croissance de 4,5%. «Cette perspective est soutenue par la croissance du secteur primaire de 3,6%, celle du secteur secondaire de 10,6% et du secteur tertiaire de 4,1%».
Pour promouvoir la croissance, l’Etat indique vouloir «soutenir à la fois la demande et l’offre nationales en ciblant des secteurs générateurs d’em­plois tels que les bâtiments et travaux publics (BTP), l’économie rurale, l’artisanat et l’entrepreneuriat (PME/PMI)».

Arh.

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