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Accusations de viol en un mois: 13 personnes incarcérées à Tsiafahy 21 à Antanimora

Accusations de viol en un mois: 13 personnes incarcérées à Tsiafahy 21 à Antanimora

Depuis le viol qui a coûté la vie à la jeune Tiffanie, âgée seulement de 7 ans, à Anosibe, beaucoup de familles victimes, certaines ont porté ce lourd fardeau comme un secret durant des années, ont décidé de briser le silence à l’origine d’une vague de dénonciations presque chaque jour, ayant défrayé la chronique. 34 personnes accusées de Violences basées sur le genre (VBG), notamment de viol, se trouvent maintenant derrière les barreaux.

Face à l’explosion des violences faites aux en­fants, la Justice se montre intraitable. De source hier auprès de la Direction gé­nérale de l’administration pénitentiaire (DGAP), en un mois depuis octobre, 13 personnes accusées de VBG ont été incarcérées à la Maison de force (MF) de Tsiafahy, le seul établissement pénitentiaire à Mada­gascar destiné aux criminels qualifiés dangereux.
A la Maison centrale (MC) d’Antanimora, 21 autres personnes sont en détention préventive depuis la semaine passée, accusées d’avoir com­mis des viols. Parmi les présumés coupables figurent deux femmes qui sont mises en cause pour agression sexu­elle sur des enfants, précédée d’enlèvement. Dans le même sac, 3 garçons mineurs et 16 hommes attendent aussi leur procès à Antanimora.
Les chefs d’inculpation retenus contre eux sont viol, inceste ainsi que détournement de mineurs. D’après notre source, ils ont commis intentionnellement leurs actes qui ont parfois abouti au meurtre. C’est pourquoi, leur incarcération est immédiate.
«Pas de liberté provisoire pour ces personnes», a précisé notre source.

Chaîne pénale

Face à de tels actes ignob­les, il est difficile de rester insensible, surtout pour l’am­bassadrice du Fnuap pour la lutte contre la violence basée sur le genre et non moins Première dame, Mialy Ra­joelina, qui a lancé la loi sur les VBG, adoptée au début de cette année au niveau du Parlement.
Actuellement, elle dirige même son équipe au sein de l’association Fitia pour me­ner une forte sensibilisation dans des écoles. Les victimes ne sont pas seules, les au­teurs seront sévèrement punis, mais il faut oser dénoncer et lever le voile sur le tabou du viol.
Le président Andry Ra­joe­lina a également condamné les violences et les viols sur des enfants. Il a réclamé une peine exemplaire de travaux forcés conformément aux lois en vigueur. Des con­signes ont été données au ministère de la Justice pour traquer les délinquants sexuels et traiter en priorité les affaires relatives aux VGB.
L’Etat malagasy s’attèle actuellement à la mise en place d’une Chaîne pénale antiviolence basée sur le genre (CPA-VBG), par le biais de son ministère de la Justice. «Elle est instituée afin de renforcer davantage la lutte contre les VBG et sera très bientôt fonctionnelle», selon le ministère de la Justice sur son site.
La CPA-VBG est chargée de la poursuite, de l’instruction et du jugement des in­fractions prévues par la législation en vigueur ainsi que par la nouvelle loi n°2019-008 sur la lutte contre les VBG promulguée en janvier 2020. Elle sera composée de magistrats du parquet général, d’avocats ou substituts généraux et de présidents de chambres ou con­seillers généraux de la Cour d’appel, de juges d’instruction, de juges des enfants et de juges correctionnels.

Sera R.

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