Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Pêche: les communautés côtières, gardiennes des océans

Un million de personnes vivent de la pêche à Madagascar, selon le ministère de la Pêche (MAEP) en 2019. Environ 100.000 femmes et hommes travaillent directement dans ce secteur qui constitue 6,6 % des exportations en 2018, selon les chiffres de la Banque mondiale.
Valoriser durablement la pêche ne peut se faire sans considérer l’état de santé de notre principal réservoir pour les pêcheries : les océans. En effet, la population d’espèces marines a diminué de 36% entre 1970 et 2012 selon le MAEP. La conservation et la gestion durable des océans et des côtes sont un enjeu national et mondial.
Les communautés côtières de la Grande île prennent leurs responsabilités à travers les aires marines gérées localement (LMMA). En 2017, il y en avait plus de 200 à Madagascar, membres du réseau Mihari. Pour gérer une LMMA, les communautés côtières utilisent le «dina», pacte communautaire. L’Etat leur transfère la gestion d’un espace marin ou côtier pour le conserver et le gérer durablement.
Le résultat de la gestion communautaire est très concret à Madagascar. A titre d’exemple, la mise en place des réserves temporaires de pêche assure l’abondance des poissons. Il faudrait aussi une application à une plus grande échelle pour ressentir les impacts au niveau régional et national. La gestion communautaire assure aussi des revenus élevés, particulièrement quand il s’agit d’espèces à haute valeur économique comme les concombres de mer. Avec le soutien du WWF, les communautés côtières contribuent à la préservation de la biodiversité de cet endroit, qui fait partie des sept récifs coralliens les plus résilients du monde. Le bien-être socioéconomique des communautés côtières est intimement lié à la santé des océans.

Arh.

Les commentaires sont fermées.