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Chronique : Malédiction ou maladresse ou…

Les bonnes intentions cacheraient-elles de mauvaises ? Souvent lorsqu’il entreprend des actions en apparence louables, Ny Rado Rafalimanana se heurte à des incidents qui font scandale lui confisquant le mérite du geste, pis jetant l’opprobre sur lui à la fois que le doute sur l’honnêteté de l’initiative. Récent le tout dernier événement, si tant est que l’on puisse qualifier événement ce qui n’aurait été qu’une anecdote si l’incident n’avait tourné en farce pathétique. Sur route le refus d’obtempérer aux injonctions des gendarmes ne relève pas d’un comportement normal, le réflexe des gardiens de l’ordre de suspecter le contrevenant constitue une réaction naturelle voire obligatoire étant donné le rôle qu’ils assument. À priori on comprend mal l’indiscipline du bonhomme et de ses accompagnateurs, à ce qui a été rapporté ils n’avaient rien à se reprocher, pas de quoi s’inquiéter pour essayer d’échapper à un contrôle systématique.

En apprenant cet incident, peu de gens ont manifesté une surprise, sachant de qui il s’agissait les gens ne s’en étonnèrent pas. Pour qui connaît les histoires que l’on raconte concernant le bonhomme, ce n’est pas l’humilité qui l’étoufferait, ego surdimensionné. Pensez donc un homme qui en brousse comme en ville circule dans un 4X4 d’un modèle comme on en rencontre rare dans le pays, un homme qui s’est porté candidat à l’élection présidentielle, un homme qui de surcroît en la circonstance exprime un geste de solidarité en apportant vivres et secours aux compatriotes victimes des intempéries, comment les gendarmes peuvent-ils prétendre à faire preuve d’une telle impudence et  vouloir contrôler un tel personnage ? Il a fallu pour les pandores faire preuve de grande autorité pour ramener l’individu à la raison après l’avoir coursé plus à la façon d’un chat pourcgassant une souris que sortir le grand jeu style d’une unité d’élite pour piéger un «aristo du grand banditisme». La présence de Ny Rado dans cette région où il a subi ces remontrances de la maréchaussée ne surprend pas davantage, là où il y a détresse et malheur il accourt pour faire étalage de grand cœur et effectuer de bonnes œuvres. Exploiter les émotions il adore. Durant la campagne des présidentielles, il n’a pas hésité à faire monter sur la tribune une jeune fille malade que l’on déplaçait sur une civière, pour témoigner du soutien matériel que le candidat lui apportait en vue d’une intervention chirurgicale en Inde. Un an plus tard, voici un mois les proches de la jeune malade ont communiqué à propos de leur déception : révélant que l’état ne pouvant être stationnaire s’est même aggravé, des rendez-vous ont été loupés faute d’argent. De l’aide promise pas une roupie. Indécence parmi les indécences, la location de l’ambulance ayant transporté la jeune fille pour témoigner lors du meeting n’a pas été remboursée par le mec jusqu’au moment où ces gens-là ont effectué la communication.


Léo Raz     

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