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Capsat Soanierana: destruction de plus de 1.300 armes à feu

Capsat Soanierana: destruction de plus de 1.300 armes  à feu

En présence de la représentante résidente de l’Union africaine et de quatre membres du Gouvernement, ainsi que de plusieurs invités civils et militaires, l’armée a procédé hier à Soanierana à la destruction de 1.374 armes à feu illicites issues des saisies des forces de l’ordre, rendues ou encore abandonnées par leurs détenteurs.

Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et la prolifération des armes légères et de petit calibre, l’armée va procéder à la destruction de 83 armes de guerre, 136 fusils de chasse et 1.155 armes de fabrication artisanale. La destruction proprement dite aura lieu dans un local sécurisé en compagnie d’un huissier de justice, mais afin de marquer le début de l’opération, une démonstration
de destruction de quelques échantillons a été menée, hier, à la Direction des matériels techniques. Techniquement, l’opération consiste à séparer les parties en métal et en bois qui seront incinérées, détruites et dissoutes séparément.

Réduire au maximum les armes qui circulent

L’événement s’est déroulé à la caserne du Capsat à Soa­nierana, en présence de Hawa Ahmed Youssouf, repré­sen­tante résidente de la Commis­sion de l’Union africaine à Madagascar, qui a rappelé l’importance que les forces de défense et de sécurité accordent aux questions sécuri­taires.

« Madagascar a fait face à un défi énorme. La crise due au Covid-19 a ralenti tous les efforts des Etats membres de l’Union africaine dans la réalisation de l’initiative “Faire taire les armes en Afrique d’ici 2020”, mais vous avez travaillé sans relâche dans la mise en action de ce projet en vue d’assurer la sécurité des citoyens. En 2030, l’Union africaine veut réduire au maximum les armes en circulation. Nous vous encourageons à poursuivre ces actions, car si les armes continuent de circuler, nous ne connaitrons jamais la stabilité. Sans stabilité et sans sécurité, point de développement », a déclaré Hawa Ahmed Youssouf.

Poursuivre les efforts entrepris

Le ministre de la Défense nationale, le général Richard Rakotonirina, a quant à lui précisé que les militaires ont récupéré ces armes au prix même de la vie de leurs collègues. « Pas plus tard que la semaine passée, un soldat a été tué au cours d’une battue. Les dahalo lui ont tiré dessus. Avec ces armes, les malfaiteurs ont tué des innocents et terrorisé les gens depuis longtemps, mais grâce à nos efforts, nous avons réussi à les récupérer », a souligné le ministre.

A l’évocation des résultats, il a rappelé que rien n’a été laissé au hasard. « Comme nous le savons déjà, le président de la République a fait de la lutte contre l’insécurité une de ses priorités. De plus, la Politique générale de l’Etat est basée sur 13 axes prioritaires, dont la paix et la sécurité. Avant 2019, les atta­ques sur les routes, les vols de bovidés, les enlèvements contre rançon et les attaques à main armée ont connu une proportion alarmante, mais grâce à notre stratégie de réforme, nous avons renversé la situation. Mais nous ne devons pas pour autant dormir sur nos lauriers. Il faut poursuivre les efforts entrepris », a-t-il indiqué avant de conclure qu’après le recensement effectué par la Direction du service national et de la gestion des réserves, 75.000 armes à feu sont détenues légalement dans l’ensemble du pays.

Mparany

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