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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant  l’expédition à Madagascar (105)

Mon officier m’apprenait que les officiers avaient été très satisfaits de sa ré­ponse, et qu’ils étaient partis aussitôt, et que tous les chefs alliés avaient obéi exactement à ses ordres. Le reste du mois se passa en festins, qui diminuèrent beaucoup les provisions de liqueurs que j’avais faites, et que j’avais apportées de l’Isle de France.
Le premier juillet, tous les chefs refusèrent de partir avec leurs troupes pour leurs provinces respectives, et ils déclarèrent qu’ils avaient des raisons pour ne point me quitter en ce moment.
Depuis le 2 jusqu’au 9, je m’occupai à visiter les postes pendant que mes troupes, de retour de leur campagne, profitaient du temps que je leur avais laissé pour se remettre de leurs fatigues.
Le 10, je fis partir des détachements pour augmenter les garnisons des postes, et je fis rassembler tous les matériaux à bâtir.
Le 11, M. Mayeur, mon interprète, que j’avais chargé de s’instruire des raisons qui engageaient les chefs à ne me point quitter, m’apprit qu’Hya­­vi avait reçu de l’Isle de France une lettre qui lui annonçait que j’allais être remplacé et envoyé en Fran­ce, pour mon procès m’être fait, et que le frère d’Hyavi ayant fait part de cette nouvelle à plusieurs des chefs, ils avaient résolu d’opposer la force à tous deux qui essaieraient de mettre ce projet à exécution. Ce rapport, qui me convainquait du sincère attachement de toute la nation pour moi, me donna quelque consolation dans ma disgrâce, mais ne dissipa pas mes tristes réflexions.
Le 12, quelques corps de Seclaves demandèrent la per­mission de se fixer sur le territoire de l’établissement. Je leur donnai des terres sur la rive gauche de Tingballe. Les ressources et les richesses de cette province augmentèrent de jour en jour, au point que par la suite elle aurait fini par contenir le tiers de la population de l’île.
Du 18 au 19 je fis une excursion pour tenter quel­ques découvertes dans les parties intérieures de l’île au nord ; j’y trouvai plusieurs rivières considérables entre la chaîne des montagnes Ra­mangasi et Volisbey, au pied desquelles je trouvai différents minéraux et de très beaux cristaux de roche, dont quelques-uns étaient colorés.

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