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Comme un symbole

Comme un symbole

Oublié dans l’indifférence générale depuis plusieurs années, le ministère de tutelle vient de redonner de couleur à un «lieu de mémoire» à savoir, le Tribunal d’Ambatondrafandrana, situé près du palais royal de Manjakamiadana à Andohalo. La valorisation des patrimoines historiques, où qu’elles se situent, constitue à la fois un acte louable et digne. Il faut donc saluer toute initiative allant dans ce sens. Et ce, d’autant plus la jeune génération se fait rare actuellement à s’intéresser encore au passé, récent ou lointain, de ses aînées. Raviver la flamme du patriotisme et de la citoyenneté passe donc forcément par là. Aussi déplaisant soit-il, il faut aussi savoir faire face à son passé avant d’aller de l’avant. Il faut se rappeler que le tribunal d’Ambatondrafandrana constitue l’ancien Palais de justice à l’époque de la royauté.
Dans un contexte de course effrénée à la modernisation et de la rapidité de la nouvelle technologie, cette démarche du ministère de tutelle tombe en tout cas à pic. Un jeune homme, un pédophile en devenir apparemment, a fait récemment le tour des réseaux sociaux de par son acte infâme envers un gamin, avant d’être pris par la gendarmerie. Comme un symbole, on aurait bien aimé comment l’individu aurait pu être traité dans le tribunal d’Ambatondrafandrana à une certaine époque. Anachronisme, pourrait-on dire. Probablement. Toujours est-il que, au risque de froisser certaines sensibilités, il est des actes qui méritent amplement plus que de la peine de prison.
Ceci étant, il est important que la nouvelle génération arrive à maîtriser, du moins à connaître, le sens de certains symboles, de la date ou encore des monuments du pays et ce, pas seulement dans les manuels scolaires mais dans l’éducation citoyenne. Cela permettra d’éviter des dérives socioculturelles qui commencent sérieusement à inquiéter, ces jours-ci.

J.P

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