Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : de date en date, de fête en fête


En juillet dernier, j’ai entendu dire « C’est bientôt le 14 juillet, la fête de l’indépendance des Français ». Cette affirmation reposait sur le raisonnement suivant : le 26 juin, c’est la fête de l’indépendance des Malgaches, le 4 juillet la fête de l’indépendance des Américains. Le 14 juillet étant une date relativement bien connue à Madagascar, il allait de soi que c’était également une fête de l’indépendance. S’il est vrai que de très nombreuses fêtes nationales sont aussi des fêtes de l’indépendance, ce n’est pas le cas de la fête nationale de la France.

Il y a quelques jours, j’ai entendu un adolescent dire « Le 14 octobre, on fêtera les 60 ans de notre indépendance ». Quand je lui ai demandé quel événement Madagascar commémore le 14 octobre, il m’a répondu « Le 14 octobre 1959, les colons ont tous quitté le pays ».

Cette année, les festivités du 26 juin ont été réduites au minimum pour cause de pandémie et reportées au 14 octobre qui, comme tous les adultes sont censés le savoir, nous rappelle que le 14 octobre 1958 naissait la République autonome malgache. Soit dit en passant, avec le 29 mars 1947 et le 13 mai 1972, le 14 octobre est un classique des questions d’histoire du CEPE, lequel CEPE doit mourir de sa belle mort l’année prochaine comme promis chaque année depuis une dizaine d’années.

Le 14 octobre a longtemps été remisé dans les placards de la 1ère République honnie par les uns, nostalgisée par les autres. Mais il se porte tout de même mieux que le 18 octobre 1958, date réelle de la célébration de la République ; mieux que le 20 juillet 1960, jour de liesse à l’occasion du retour d’exil des députés du MDRM Rabemananjara, Raseta et Ravoahangy ; mieux que les 29, 30 et 31 juillet 1960, trois jours des fêtes officielles de l’indépendance.

Il n’est pas étonnant qu’un adolescent s’emmêle les pinceaux entre les proclamations, les célébrations et autres commémorations glorifiées, oubliées, remises au goût du jour selon les Républiques. A la fin de notre échange, il a conclu « Quoi qu’il en soit, il faut toujours un stade pour ces fêtes ».

 

Kemba Ranavela

Les commentaires sont fermées.