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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (83)

Les 15 et 16 furent employés à réparer les chaloupes, les bateaux et les canots, et à les mettre en état de servir.
Le 17, le sieur Aumont, garde-magasin, mourut. Je fis mettre aussitôt les scellés sur ses papiers et ses effets, afin de les envoyer à M. Maillart. D’un autre côté, pour que le service ne souffrît point, je fis faire l’inventaire des magasins, que je confiai par provision au sieur Besse, trésorier, conformément à l’intention du ministre, qui, dans ses dépêches, m’ordonnait de confier la caisse et les magasins à une même personne. Je ne fus pas peu surpris d’apprendre du secrétaire de l’administration que tous les registres de recette et de dépense étaient en blanc. Cette méthode admirable de tenir des comptes a dû plus d’une fois avoir des suites rien moins qu’agréables pour M. Maillart, qui choisit de tels gens.
Le 18, des noirs me donnèrent avis qu’un bâtiment anglais, qui faisait voile le long de la côte, avait tellement été battu par la tempête, qu’à la vue de l’établissement d’Angontzi, ils avaient été forcés de tirer plusieurs coups de canons pour demander du secours ; mais le gros temps l’ayant jeté loin de la côte, ils l’avaient perdu de vue ; depuis il avait été aperçu d’Adrava à la distance de deux lieues. Sept hommes seulement s’étaient sauvés sur un canot, et avaient abordé à Loquez. Le lendemain, j’ordonnai à M. Mayeur, interprète, qui n’était qu’à deux journées du lieu où ces infortunés avaient pris terre, de leur donner des secours, et de leur fournir les moyens de se rendre au chef-lieu de l’établissement.
Le 19, plusieurs noirs de la côte occidentale m’apprirent que les chefs des Seclaves avaient tenu une conférence, dans laquelle ils avaient arrêté de faire la guerre aux Français, et d’engager tous les peuples de l’est dans leur intérêt ; qu’en conséquence de cette détermination, ils avaient envoyé plusieurs chefs dans différentes provinces pour les porter à s’unir contre l’établissement. Ces rapports demandaient toute mon attention. En conséquence, je fis partir des espions à la recherche de la vérité, afin d’avoir le temps de faire des préparatifs, en cas que les Seclaves réussissent à former une ligne avec les peuples de la côte orientale ; ils étaient spécialement chargés de s’assurer si les ennemis avaient dessein de fondre sur nous dans la mauvaise saison ; ce qui eût été très inquiétant pour moi.
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