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Sénatoriales: les candidats ne se bousculent pas

Sénatoriales: les candidats ne se bousculent pas

Le dépôt de candidature pour les sénatoriales est ouvert hier et ce, jusqu’au 12 octobre. Alors que les candidats pro-régime prennent leur temps, les opposants ont choisi de bouder.

Comme dans la plupart des élections qui se sont déroulées, ces temps-ci, les candidats ne se pressent pas pour déposer leurs dossiers de candidature auprès des organes en charge de les réceptionner. Les potentiels candidats scrutent à la loupe les démarches de leur possible «challenger» avant de franchir le cap. C’est notamment le cas lors des dernières communales, et il semble que les prochaines sénatoriales ne feront pas exception. Par ailleurs, le calme autour de ce processus s’explique également par le fait que les sénatoriales font appel aux grands électeurs, notamment les élus communaux et municipaux. La mobilisation des ressources autour de ces grands électeurs ne pourraient en effet se faire que dans les coulisses et donc, loin des tapages médiatiques comme lors des législatives.

Des perdants

Sur ce, les candidats adoubés par le parti présidentiel disposent d’une large avance compte tenu des maires et des conseillers municipaux acquis à la cause du régime lors des dernières élections communales. Ils seront probablement suivis par des candidats, à moins que ceux-ci choisissent de s’aligner à la formation des «Oranges ». Les grands perdants restent jusqu’ici l’ancienne formation présidentielle «Hery Vaovao ho an’i Madagasikara» (HVM). Dans un communiqué de presse, hier, les membres du bureau national de ce parti ont fait savoir qu’ils ne participeront pas à l’épreuve des urnes le 11 décembre prochain.

Une prise de position qui emboîte le pas à la déclaration du numéro Un du «Tiako i Madagasikara» (Tim), le 24 septembre dernier à Bel Air. Au-delà de ce que peut être la véritable force de ces deux formations aux sénatoriales, le boycott revêt a priori un caractère symbolique, dans la mesure où l’une des deux formations ne dispose d’aucun élu local. De plus, leurs ténors sont à la manette des requêtes en annulation du décret de convocation des électeurs au niveau de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Des requêtes qui sont, en tout cas, loin de calmer la volonté du régime d’aller de l’avant.

«Malgré les effets du Covid-19 dans les ressources de notre pays, le respect de l’Etat de droit et la promotion d’une démocratie responsable nous amènent à organiser les élections sénatoriales en décembre 2020, vu l’expiration du mandat des sénateurs en janvier 2021», avait, à cet effet, rappelé le Premier ministre Christian Ntsay, lors de son intervention par visioconférence, à la tribune des Nations unies, samedi dernier.

J.P

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