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Transparency International: les lanceurs d’alerte, acteurs de la démocratie

Transparency International: les lanceurs d’alerte, acteurs de la démocratie

Transparency International- Initiative Madagascar a organisé un débat autour des lanceurs
d’alerte avec la participation des représentants de la société civile et des instructions étatiques, pour marquer la célébration mondiale de la journée de la démocratie. Et les lanceurs d’alerte sont à l’honneur.

Plusieurs points relatifs aux activités des lanceurs d’alerte ont été évoqués à cette occasion, no­tamment les défis auxquels ils font face, ou encore le cadre légal de leur intervention.
L’activiste Mbolatiana Raveloarimisa, a par exemple noté que «Certaines choses ont pu changer grâce aux con­tes­tations faites par les lanceurs d’alerte». A l’instar du Code de la communication médiatisée, jugé liberticide dans un premier temps, et qui avait fait l’objet de diverses contestations avant sa forme actuelle. Tout comme les dénonciations des banquets à Iavoloha durant la fête de l’Indépen­dance ou durant les vœux de nouvel An.
Et la conférencière d’expliquer également qu’il existe dans la société malagasy actuelle, de nombreux«sujets tabous» constituant un frein aux dénonciations des lanceurs d’alerte. «En tant qu’enseignants, nous avons le devoir d’éduquer les jeunes (…)», estime pour sa part un syndicaliste qui milite pour que les lanceurs d’alerte soient plus entendus.

Cadre légal

Pour ce qui est du cadre légal, tout comme le directeur de la régulation des médias, le secrétaire général du ministère de la Justice, HerilazaIm­biki, s’accorde à dire que même si les lanceurs d’alerte ne dis­posent pas encore de cadre légal, il existe des dispositions qui entourent leur intervention.
«Nous avons besoin d’alerter mais il faudrait que cela soit dans le respect des textes en vigueur, tels que les secrets professionnels, l’ordre public, les dénonciations calomnieuses (…)», estiment les deux personnalités. Le secrétaire général du mi­nis­tère de la Justice, pour sa part, a concédé que l’existence d’un cadre légal qui protège les lanceurs d’alerte est in­dis­pensable
A titre de rappel, selon Amnesty France, un lanceur d’alerte est une personne qui, dans le contexte de sa relation de travail, révèle ou signale un état de fait mettant en lumière des comportements illicites ou dangereux qui constituent une menace pour l’homme, l’économie, la société, l’Etat ou l’environnement, c’est-à-dire pour le bien commun, l’intérêt général. Parmi eux figurent, entre autres, les journalistes et les personna­lités de la société civile ou encore des fonctionnaires.

J.P

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