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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (68)

 

Les peuples voisins, informés de l’action perfide des Saphirobay et des Seclaves, et de la modération dont j’avais usé en les repoussant, ne balancèrent pas à embrasser notre cause. La guerre que nous allions commencer était justifiée d’avance. Ce fut par les mêmes motifs que je résolus de faire à nos ennemis des offres de paix, qu’ils refusèrent, il est vrai, mais qui nous mirent à l’abri de tout reproche.

Le 3, les interprètes que j’avais députés vers les Saphirobay, pour leur faire des propositions de paix, revinrent et m’apprirent que les confédérés avaient rejeté bien loin toute idée d’accommodement, et qu’ils avaient envoyé un corps de mille hommes pour s’emparer du poste situé à la plaine de Santé. Le lendemain, je reçus la nouvelle que l’ennemi avait été repoussé au fort Auguste et à la plaine.

Le 5, le chef Sauce m’amena un secours de mille hommes contre les nations confédérées. Ce chef descendait d’un pirate nommé Zan. La nuit du même jour, j’appris l’arrivée de trente bateaux du pays, qui amenaient six mille hommes de guerre de la province de Rantabe.

Le 6, un détachement que j’avais envoyé reconnaître l’ennemi revint et m’apprit que les Antambours, alliés de Saphirobay, avaient assis un camp dans la plaine, et n’attendaient que la jonction des Saphirobay et des Seclaves pour attaquer le poste ; que dans un autre endroit ces deux derniers peuples avaient formé trois camps entre le poste de la plaine et le principal établissement, afin de couper la communication ; le même jour, je fus informé de l’arrivée de quinze mille hommes armés de la nation Sambarive, qui venaient m’offrir leur secours, et demandaient à être envoyés sans délai contre les ennemis.

Le 10, les chefs Mulatto étant venus se joindre aux Sambarives, à la tête d’un corps de plus de six mille hommes, je me rendis avec eux dans la plaine. La campagne où nous allions entrer ne pouvait manquer d’être pénible à cause des rochers et des montagnes qu’il fallait gravir, et des terrains marécageux que nous avions à traverser, et qui pouvaient nous priver de l’usage de notre canon.

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