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Chronique: l’image d’une ville sous occupation

Davantage que lors du premier confinement, une fois que l’heure a sonné la population se conforme aux dispositions prescrites. Vides des activités marchandes et du grouillement des chalands et badauds les rues ne sont pas désertes d’autant, un déploiement des forces de l’ordre assure une présence reflétant plus l’image d’une ville sous occupation que celle d’une ville morte. Demeure que ce ne sont pas des forces hostiles qui tiennent le haut du pavé, l’armée, la gendarmerie et la police s’activent pour veiller au respect de la discipline, essentiel à la stratégie pour combattre l’ennemi invisible.
Malgré les effets positifs obtenus par le confinement appliqué avec moins de rigueur en avril-mai qui a permis de contenir la propagation du virus, malgré l’explosion de la maladie au lendemain du déconfinement, argument qui fait du re-confinement une dispositif indispensable, au mépris de la situation périlleuse, les critiques s’enhardissent à discréditer la décision semant encore plus le doute au sein d’une population en désarroi. Certains raillent ce confinement aux 3/4 temps de leur avis simple hypocrisie inefficace à n’être que demi-mesure, à l’opposé d’autres se font l’écho des gémissements d’un grand nombre que la disposition indispose à l’extrême. Chercher un équilibre avec souci de dépasser cette contradiction nécessite du pouvoir réflexion et perspicacité puisqu’il en assume seul la responsabilité, faire de cette contradiction des tenailles en rajoute à une probable inefficacité que ces critiques dénoncent sans proposer d’autres solutions dont pourtant ils prétendent disposer une, mais qu’ils taisent comme une botte secrète.
Le fait de rappeler sans cesse qu’ils ont apporté une contribution suffisante en réclamant il y a quatre mois la fermeture des frontières une semaine avant l’effectivité de cette disposition, libère-t-il les opposants de toute responsabilité autre qu’à entreprendre des manœuvres de déstabilisation ?
Selon des confidences que le vice-président du groupe d’opposition a laissé filtrer publiquement, le prélude à la fameuse déclaration du 10 Mars relève d’un pari de nature plutôt scélérate. Le groupe avait tenu réunion pour arrêter la stratégie d’une opération au prétexte des « doublons » lors des élections, manœuvre de déstabilisation. La séance a viré en discussions musclées pour parier sur l’effet plus déstabilisateur entre une polémique relative aux précautions à adopter face à l’hypothèse d’une aggravation de la menace du coronavirus et celui d’une attaque frontale avec l’arme des doublons. En deçà du sentiment patriotique, par simple décence, une éventuelle mise gagnante sur les difficultés nationales générées par le coronavirus n’autorise pas pour autant de jouer les Ponce Pilate ou pire de chanter victoire et de faire la danse du scalp sur le ventre des turbulences que traversent le pays et la population.

Léo Raz

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