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Apprendre à vivre avec

Apprendre à vivre avec

Adopter un concept différent de celui d’hier ne conçoit pas nécessairement une condamnation de la compréhension que l’on s’est faite du fléau coronavirus, du mode adopté pour se pré­server des effets, de la stratégie établie pour le combattre. Lors même qu’il y aurait eu des erreurs d’appréciation par ci et des ratés d’action par là, il n’y a pas de complexe à vouloir mieux réussir.
À de rares exceptions dans nombreux pays parvenus à con­tenir la propagation du virus et à réduire les méfaits du Covid, les gouvernants font face à un ressac, une nouvelle multipli­cation des cas de contamination.
De l’expérience des six mois précédents, nous pouvons tirer des enseignements pour mieux orienter les actions et assurer de façon plus efficiente leurs réalisations.
À la base il est nécessaire de réaffirmer que le problème relève de la politique : la responsabilité des décisions et des conséquences de celles-ci reviennent exclusivement au pouvoir politique en place. Du brouillard plane sur les affaires publiques actuellement en raison de coupables contestations qui ont été pour entraver l’exercice du pouvoir. À charge en retour pour les gouvernants d’entourer de précautions toutes les initiatives et entreprises par un souci particulier d’en respecter une totale transparence.
Lorsque l’on parle d’appréhender le phénomène en disant qu’il faut apprendre à vivre avec, il ne s’agit ni de se relâcher ni de laisser faire, au contraire se ressaisir et mieux s’appliquer à respecter la discipline. Les codes de comportement pour contrarier la propagation nous les connaissons, mais nous ne sommes pas toujours convaincus de leur efficacité, ou bien usés par les difficultés et par l’atmosphère de morosité, nous négligeons le fond des gestes et des précautions, nous satisfaisant de sauver les apparences à la faveur d’une tolérante complicité générale. L’instinct de survie inciterait à privilégier pourtant le réflexe inverse.
En l’état actuel, cultivons-nous mutuellement considé­ration et sympathie pour autoriser les uns à faire un rappel à l’ordre aux autres et réciproquement ? Profiter de la circons­tance à devoir apprendre à vivre avec le coronavirus, pour se réapproprier les vertus du fihavanana, constituerait l’idéal. L’épreuve de cohabitation avec le virus risque de durer encore un temps.

Léon Razafitrimo

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