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L’ancien bien bosselé Un nouvel ordinaire de vie

L’ancien bien bosselé  Un nouvel ordinaire de vie

Peu à peu la vie renoue avec un cours «normal», pourtant s’il faut mettre normal dans des parenthèses, c’est bien parce que l’on craint ne plus avoir les mêmes repères auxquels arrimer la notion de ce que l’on convient de qualifier ordinaire. Tel un malade, le coronavirus sans discernement a distribué des coups. La société en sort tout cabossée, corps endolori, bleus à l’âme. Appauvrie et affamée, la population pour s’en relever ne saurait pourtant se dispenser de redoubler d’efforts même si à l’inverse, elle doit baisser de moitié le niveau des ambitions.
Il ne s’agit pas de classer la terre entière dans une catégorie unique, sous d’autres cieux des populations évoluant au sein d’une civilisation de consommation s’éveillent avec une prise de conscience contre le gaspi, alors qu’ici au pays de la pauvreté c’est l’idée de ne pas avoir le mini qui hante les esprits. Mini ? Il ne s’agit même pas d’une norme qui ferait référence à une cote de valeur universelle.
Durant et suite au confinement, face à l’adversité chacun a été conduit à réduire à l’étiage le niveau qu’il estime être le minimum. La communauté internationale rapporte ce minimum au seuil fixé de la pauvreté, 2$/j/p. Ce qui ne signifie pas grand-chose, deux dollars le prix d’un presque rien à Ivry, de quoi nourrir de petits riens une famille à midi du côté d’Ambanidia. Des deux dollars on en est loin, écart davantage aggravé par toutes ces épreuves qui ont superposé différentes formes de crise, y compris celle dans nos têtes.
L’après-Covid ne saurait être l’égal de l’avant. Les circonstances ont durci, en contrepartie la population se doit de ne pas avoir faibli, comme toujours à la mobiliser pour des efforts personne ne l’oublie. Attention toutefois, de ses précédentes expériences elle s’est enrichie et en a tiré des principes. Tout prêté vaut un rendu, elle saurait à en demander les comptes au moment voulu.

Léon Razafitrimo

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