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Maurice Auguste Benyowsky

 

 

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (64)

 

Une telle proposition ne pouvait que m’être infiniment agréable. Je donnai donc des ordres pour les préparatifs de notre conférence.

Le 30 se tint l’assemblée, où furent présents, du côté de l’établissement, le comte de Benyowsky, commandant ; MM. Perthuis, de la Boullaye et Rozier, lieutenants ; Urbanowsky, ingénieur ; Besse, interprète ; et, du côté des Sambarives, le prince Raffangour, de cette nation. Les propositions des Sambarives étaient conçues en ces termes :

« La nation des Sambarives, établie dans les provinces de Mananhar et de Massoualla, a vu avec peine que l’établissement de Louisbourg avait fait un traité d’alliance et d’amitié avec d’autres nations, de préférence à eux et à leur exclusion ; aujourd’hui toutes ces nations se sont liguées contre leurs bienfaiteurs, et ont même invité les nôtres à se joindre à elles contre les blancs. Mais comme les Sambarives ne se sont jamais écartés des sentiers de la justice, ils ont rejeté leurs offres, préférant l’amitié du chef blanc à tous les motifs d’alliance et de rapport qui pouvaient exister entre nous et ses ennemis ; en conséquence de cette disposition, les Sambarives offrent à l’établissement cinq mille hommes pour le secourir contre ses ennemis, et ils espèrent que par cette action ils paraîtront dignes d’une alliance dont ils sentent tout le prix. »

Je leur répondis que j’avais toujours été jaloux de leur alliance ; mais que l’éloignement de leur province ne m’avait pas permis jusque-là de traiter directement avec eux. Je les assurai que leur offre de secours m’inspirait la plus haute opinion de leurs sentiments, et que j’accepterais cette marque d’amitié avec le plus grand plaisir, parce qu’elle justifierait la confiance entière que j’étais résolu de placer dans la nation Sambarive, respectable par le sang de Ramini.

Les envoyés délibérèrent entre eux pendant quelque temps, et ensuite ils prêtèrent serment de fidélité. Le reste du jour se passa en réjouissance. Le soir mon interprète m’apprit que les Sambarives avaient disparu. Cette nouvelle me donna quelque inquiétude, parce que liés avec moi par un serment d’amitié, ils auraient dû m’instruire de leur départ.

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