Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Maurice Auguste Benyowsky

J’eus le bonheur, le jour de mon départ, de sauver la vie à trois de ces tendres et infortunées victimes que l’on portait, dans le dessein de les noyer. Je les fis transporter au Fort-Louis, et dans une grande fête que je donnai à tous les chefs du pays, je les fis jurer de ne jamais commettre à l’avenir de pareils actes de cruauté. Je regardai comme le plus heureux jour de ma vie celui de l’abolition de cette horrible coutume, qui était un effet du fanatisme ou de quelque autre préjugé exécrable.
Le 4, les chefs d’Antambon m’avertirent que les chefs Mahertom, Raboet, Campan et Saphirobay étaient entrés dans un complot formé de m’assassiner. Je fis partir aussitôt un interprète pour savoir de ces chefs eux-mêmes les dispositions où ils étaient. Mahertom nia qu’il fût entré dans la conspiration ; mais Raboet ayant avoué qu’il avait pris, lui huitième, cette résolution, les noirs purent à peine contenir leur ressentiment ; ils étaient prêts à se jeter sur lui et à le mettre à mort.
Le 5, le Fort-Auguste, que j’avais ordonné de bâtir sur la montagne de la plaine de santé, étant entièrement fini, j’envoyai seize hommes pour les garder jusqu’à ce que j’eusse reçu des ordres ultérieurs de la cour ; et je partageai entre eux six espaces de terrain dans les environs, que je leur ordonnai de cultiver avec célérité.
Le 7, sur le rapport de l’officier-commandant, qu’il avait été commis dans les magasins du roi des vols considérables dont le garde-magasin n’avait rendu aucun compte, je fis arrêter ce dernier, et je fis subir un interrogatoire à deux hommes appelés Picard et Julien, qui avaient été accusés de vendre des marchandises aux naturels. Le résultat du procès prouva que ces deux hommes qui, par la négligence du garde-magasin, avaient presque l’entier maniement des effets, s’en étaient approprié une partie considérable qu’ils avaient vendue à leur profit. Je les fis partir, Julien pour la France, et Picard pour l’Isle de France, avec toutes les pièces de leur procès ; les effets qui se trouvaient encore dans les mains de ces deux criminels furent rendus au garde-magasin.
www.bibliothequemalgache.com

Les commentaires sont fermées.