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Chronique: confinement de la population et isolement du territoire

Sous éclairage différent le tourisme dans les pays de l’hémisphère nord reprend des couleurs. Le coronavirus a changé la donne. Cette saison (là-bas c’est l’été donc celle des vacances) pas question de compter sur un afflux de touristes étrangers. Le confinement a laissé des traces, nulle part ailleurs on ne se trouve aussi bien à l’abri que chez soi, même chez les voisins. Se hasarder au-delà des frontières représente une aventure à risques sanitaires. De l’Orient à l’Occident le phénomène s’étant généralisé, d’international le tourisme s’est vu confiné et obligé de s’adapter tourisme domestique. Contre mauvaise fortune l’essentiel étant de sauver les meubles (les investissements), la politique du tourisme a vite fait de changer le fusil d’épaule à favoriser les migrations internes d’estivants. Comme si la mode avait anticipé sur l’éventualité d’un tel schéma, la formule maison d’hôte et les variantes d’accueil chez des particuliers ont réussi aux nombreuses initiatives individuelles ayant investi dans cette filière qui s’en trouvent récompensées. Nouveau printemps pour le tourisme de masse, chaque population se plait à redécouvrir les charmes de son pays. Domaine du tourisme, le coronavirus n’a pas arrangé les affaires de notre pays, alors que l’on commençait à enregistrer de petites performances consécutives à des opérations séduction destinées à surmonter le handicap de l’éloignement des populations nanties désireuses de découvrir des trésors de la nature que recèle Madagascar. Le tourisme international est l’un des secteurs le plus ouvert à l’équation d’échanges équitables, encore que si le pays a commencé à en tirer profit la population n’a pas toujours le sentiment d’en avoir palpé le bénéfice. Pour la population l’échéance réclame nouvelle patience que ne sauraient se permettre petits ou gros industriels de ce secteur. Comme pour tout investissement il demeure nécessairement une part de risque, mais pas de cette taille, source d’un énorme bouleversement à fortes secousses. De plus les conditions menacent de ne plus être ce qu’elles étaient, la mutation obligée dans le domaine des transports aériens, des compagnies aériennes aux avionneurs, constitue un signe fort en ce sens, et même doté d’un optimisme effréné personne ne saurait prédire ni les modalités qui feront la normale, ni quand cette normale sera établie.

Être à la traîne des autres ne nous a pas réussi comme l’atteste la situation dans laquelle se trouve la population, l’isolement risque de ne pas faire meilleure formule. La réalité n’autorise plus à rêver encore moins à vendre du vent au peuple et d’essayer d’en nourrir la population. Réfléchir en profondeur, s’activer avec justesse et célérité, indispensables exercices qui n’ont malheureusement pas toujours été les plus familiers.

Léo Raz

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