Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (33)

 

Le 23, j’appris que le Bougainville avait mis à la voile. J’avais acheté de ce bâtiment, pour les besoins urgents de la colonie, divers objets montant à plus de 40 000 livres, pour laquelle somme je donnai un billet au capitaine sur le trésor de l’Isle de France. Le reste du mois, je fus occupé à faire construire des habitations et à défricher la terre.

Le 5 août, les Seclaves envoyèrent des députés pour me prier d’entretenir un commerce avec eux ; mais en même temps ils me refusaient la permission de bâtir des forteresses : comme ce dernier point était contraire à mes vues, je n’adhérai point à leurs demandes.

Le 13, le Postillon rentra dans le havre ; le commandant, M. Saunier, me fit savoir qu’en passant près de Sainte-Marie il avait trouvé le Sr. Savournin faisant un commerce contraire aux défenses qui lui avaient été signifiées ; et comme cet homme s’était permis de parler en termes peu mesurés de l’établissement et de son origine, il l’avait fait arrêter au nom du Roi, et l’avait emmené dans la baie ; qu’il avait aussi trouvé le sieur Olivier faisant des préparatifs pour un commerce à Foul-Point ; mais que ce dernier l’avait suivi de plein gré pour rendre compte de ses opérations et pour se justifier en prouvant qu’il ignorait qu’il existât des défenses.

La lettre des chefs de l’Isle de France m’apprenait, qu’instruits des pressants besoins de l’établissement de Madagascar, ils avaient frété le vaisseau la Flore, pour nous faire passer des provisions. Le bien général et réciproque exigeait que ce bâtiment se rendît de suite au chef-lieu de l’établissement, pour décharger sa cargaison et recevoir en échange, comme le notifiaient les administrateurs de l’Isle de France, une quantité de riz proportionnée à la valeur des effets qu’il m’apportait. J’appris, au contraire, de MM. Savournin et Fayuse, capitaines, qu’ils n’avaient que deux tonneaux à bord pour les magasins de Sa Majesté dans cette île ; que le vaisseau n’avait point été frété au compte de Sa Majesté ; qu’au contraire ils avaient conclu avec M. Maillart un marché écrit, par lequel ils devaient aller au Fort-Dauphin, et y rester afin d’y acheter des provisions pour l’Isle de France ; qu’en conséquence, ils ne pouvaient prendre le riz que je leur proposais.

www.bibliothequemalgache.com

Les commentaires sont fermées.