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Pérégrinations hebdomadaires : le cours du monde

Le monde s’enfonce dans une crise profonde, du jamais vu au 21e siècle. L’histoire retiendra qu’en 2020, une pandémie virulente nommée Covid-19 a semé la pa­gaille el la terreur. En quelque mois de guerre sans compromis, le bi­lan est macabre au sens propre comme au figuré. Une funeste réalité qu’aucun médium doté d’un don de voyance surnaturelle n’a rien vu venir. Même les grandes puissances qui se disent mieux équipées n’ont pas fait le poids.
Les morts se comptent en millions. L’éco­nomie s’écroule. La po­pulation est aux abois… tout le monde paie un lourd tribut. La perte est grave, mais la liste des conséquences néfastes de cette crise est longue. Et c’est loin d’être fini, se­lon l’Organisation mon­diale de la santé qui s’attend à une deuxième vague de la pandémie dans plusieurs pays alors que dans d’autres le pic n’est pas encore pour demain.
En France, en Es­pagne, en Italie…le Co­vid-19 semble revenir à la charge. Aux Etats-Unis et au Brésil, l’épidémie atteint son paroxysme tandis qu’en Chine, elle n’a pas encore dit son dernier mot. Dans le continent africain, pas besoin de dresser un tableau de la situation, il est noir.
Sur deux fronts, cha­que pays africain fait ce qu’il peut avec l’aide in­ternationale, de contenir l’ennemie commun et d’amortir en même temps l’impact de la crise. Mais, il faut se rendre à l’évidence qui fait toute la différence entre les grandes puissances et les pays émergents. Chacun n’encaisse pas le coup de la même façon même si économiquement, socialement et politiquement parlant, le coronavirus laisse une odeur persistante qui sent mauvais durant des années.
Là maintenant, la gestion de crise est sujette à caution pour les opposants qui croisent même les doigts pour que les di­rigeants déjà sur la corde raide, fassent encore des erreurs. Dans d’autres pays comme aux Etats-Unis, le Covid-19 est de­venu un enjeu majeur de la campagne électorale. Et récemment, les politiques malagasy ont sauté sur l’occasion jusqu’à de­mander la mise en place d’un gouvernement de coalition.
Une forme gravissime d’opposition sans modération, mais trop prétentieuse, juste pour faire jeter davantage de l’huile sur le feu. Car au fond, il ne faut pas rêver à l’envers. Profiter de l’épidémie pour assouvir sa soif de pouvoir et de vengeance, c’est vraiment, le malheur des uns offre une opportunité aux autres. Sauf que cela ne passera pas car tout le monde n’est pas dupe, pas à ce point quand même pour tomber dans un piège plus néfaste que le coronavirus.
De toute façon, la vraie bataille est ailleurs d’autant que l’épidémie étend son emprise. Il n’y a pas photo, Madagascar subit la charge virale du Co­vid-19 actuellement. Après quatre semaines de reconfinement, le nombre de nouveaux cas et de décès varie à la hausse comme à la baisse. La guerre n’est pas finie, loin de là, elle s’éternise même, quitte à mettre au point mort le cours de la vie en générale.
Difficile d’imaginer qu’en cette période de vacances censée être la meilleure pour le secteur du tourisme et de con­som­mation, tous les grands sites et les lieux de vacances restent déserts. On a comme une impression que les pendules ne sont plus à l’heure. La Grande île est coupée du monde. Les Malagasy vivent au rythme de restrictions et s’efforcent de s’adapter tant bien que mal à cette nouvelle habitude sans précédent. Ne pas oublier de mettre de masques avant de sortir de la maison, garder une distance d’un mètre vis-à-vis des autres et laver les mains fréquemment, régissent maintenant notre quotidien. Le coronavirus a élevé des barrières entre les gens et les nations. Une nouvelle convention sociale a vu le jour à l’encontre même des principes chers aux récalcitrants aux mesures imposées qui osent braver les interdits au péril de leur vie et celle des autres.
A vrai dire, l’espoir d’un retour à la normale repose incontestablement sur la découverte d’un ou des vaccins contre le Covid-19. Comme seule et unique solution la plus sûre, le monde mise maintenant sur le fameux anti virus qui pouvait remettre de l’ordre à tous les niveaux. Face à l’urgence, tous les scientifi­ques et les laboratoires se lancent dans une course effrénée à ce sujet. A ne pas oublier au passage que ce vaccin représente aussi un marché économique conséquent. Mais à les entendre, cela prend du temps. Un éventuel vaccin ne sera sans doute pas disponible avant mars 2021.
De quoi demain sera fait ? Une chose est sûre, le coronavirus a modifié le cours du monde devenu masqué. Rien ne sera jamais plus pareil tant que le Covid-19 continue à faire parler de lui. C’est encore le cas en ce mo­ment qui assombrit da­vantage l’avenir d’un monde d’après.

Andry Rabeson

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