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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (30)

Le 23, le feu prit au village de Sianie, qui n’était qu’à une portée de mousquet de notre établissement ; nous ne pûmes échapper nous-mêmes à cet incendie qu’en démolissant vingt de nos cabanes ; je crus qu’il était de la plus grande importance de profiter de cette occasion pour engager le chef à se fixer de l’autre côté de la rivière ; je parvins à l’y déterminer, en achetant les huttes que le feu avait épargnées.
Le 28, le Grand Bourbon et le Postillon étaient prêts à mettre à la voile, l’un pour l’Isle de France et l’autre pour Foul-Point ; je leur fis donner toutes les provisions salées et l’eau-de-vie qui étaient dans le magasin ; et par le conseil de M. Marigny, je fis partir avec eux quelques volontaires ; je fis embarquer en même temps un de mes officiers, chargé de lettres pour MM. de Ternay et Maillart, dans lesquelles était un état des objets dont j’avais un besoin indispensable pour l’établissement ; et entre autres, des grès à filtrer, des médicaments, des chirurgiens, et quelques noirs accoutumés au service des hôpitaux, ainsi que des personnes en état de surveiller les magasins de Sa Majesté. Je leur demandais de plus des liqueurs, et divers articles de marchandises, et leur assurais que si je recevais ces articles, je serais bientôt en état de leur procurer neuf cent mille livres de riz blanc, et trois mille bœufs ; et qu’il était de la plus grande importance pour le service qu’ils m’envoyassent deux galiotes pour l’exportation et l’importation du riz et autres marchandises, et pour le soulagement de mes détachements, qui, jusque-là, avaient été obligés de gagner le lieu de leur destination par terre, à travers des marais ; ce qui avait donné la mort à un assez grand nombre d’entre eux. À ces demandes, j’ajoutai celle d’un remboursement de la somme de 96 166 livres, que j’avais avancées au trésor de Madagascar, sur la requête des officiers de l’administration ; et enfin, j’observais à M.de Ternay que l’état déplorable où se trouvaient mes troupes leur permettait à peine de faire le service ordinaire ; qu’en conséquence, j’attendais de lui qu’il voudrait bien permettre à l’officier que j’envoyais pour cet effet à l’île, de lever des soldats, des ouvriers, et d’engager tous ceux qui voudraient le suivre pour se fixer à Madagascar.

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