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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (29)

Le 8 de juin, M. de Ma­rigny revint de son excursion ; il rapporta qu’il avait observé plusieurs belles plaines le long de la rivière, à trois ou quatre lieues de distance de l’établissement ; mais que les trouvant trop près des marais qui bordent le rivage, il s’était avancé jusqu’à neuf lieues ou environ de l’embouchure de la rivière, où il s’était arrêté dans un endroit appelé par les insulaires la plaine de la Santé, qui lui avait paru très propre à y recevoir l’établissement, parce qu’il était très spacieux et bien abrité, et dominé par une montagne très avantageuse pour y construire un fort qui couvrirait la rivière et une grande étendue de terre. Je fus ravi de cette découverte, et j’envoyai aussitôt un petit détachement, commandé par un officier, pour y camper et faire essai de l’air ; et sur le rapport favorable qu’ils m’en firent, je détachai le sieur Corbi avec un nombre suffisant d’ouvriers, afin de construire, le plus promptement possible, des habitations pour nous, et un hôpital pour les convalescents.
Le 9, le Grand Bourbon reparut pour la troisième fois avec mon détachement. Ne pouvant douter des motifs qui faisaient agir le capitaine de ce vaisseau, qui, depuis trois mois, n’avait pas jugé à propos de quitter la rade, je fis débarquer les troupes qui étaient à son bord, et donnai ordre à M. Saunier, commandant du Postillon, de se disposer à faire voile pour Foul-Point.
Le 12, sur le rapport de M. Pruneau, employé à l’administration, et faisant les fonctions de garde-magasin, qu’il s’était commis plusieurs vols dans les magasins du roi, je fis faire les plus exactes recherches, mais inutilement ; alors mes soupçons tombèrent sur les secrétaires, et je chargeai un de mes majors de surveiller leur conduite.
Le 12, je reçus des nouvelles de M. Mayeur ; il avait réussi à ouvrir un chemin à l’ouest, jusqu’à la province d’Angontzi ; mais les chefs de cette province s’opposaient à ce qu’il allât plus loin. Je fis partir M. Corbi avec un détachement de seize volontaires, commandés par un sergent et vingt-quatre noirs libres pa­reillement armés, pour le protéger et l’aider dans ses opérations.
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