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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (26)

 

Le 29, pour former promptement les communications avantageuses que j’avais résolu d’étendre par terre aussi loin que la côte occidentale, communications absolument nécessaires pour ouvrir un commerce avec la côte d’Afrique, et particulièrement avec la province de Bombatok, qui est fertile en bestiaux et en coton, j’envoyai M. Mayeur, un interprète, un sergent, et cent cinquante noirs fournis par les chefs alliés, avec des instructions pour faire différents établissements dans leur marche ; le premier à la source de la rivière de Tingballe, à l’entrée d’un bois, et l’autre à l’extrémité ; ils devaient construire un fort vis-à-vis Angonave, premier village des Seclaves, dépendant de Bombatok ; chercher et ouvrir le chemin le plus court vers la côte occidentale ; contracter des alliances avec les chefs de l’intérieur du pays ; les éclairer sur les avantages réels qu’ils pouvaient retirer de leur commerce avec les blancs ; s’assurer des branches de commerce les plus favorables ; observer leurs forces, leurs mœurs, leurs usages et leur climat ; établir des postes de réserve pour les escortes qui auraient dans la suite à transporter des marchandises, et où ils pourraient les déposer ; enfin, n’oublier rien de ce qui pouvait contribuer au bien de l’établissement. Je leur recommandai de me donner avis de toutes leurs opérations ; mais surtout de ne rien négliger pour frayer un chemin facile à travers les bois et sur les montagnes. Après avoir reçu ces instructions et les provisions nécessaires, M. Mayeur se mit en marche avec tout son monde.

Le 30, la corvette de Sa Majesté, le Nécessaire, commandée par le sieur Cordé, arriva avec le chevalier de Sanglier, capitaine dans mes troupes, vingt volontaires, quelques écrivains et autres individus qui venaient s’établir dans l’île.

La position où nous nous trouvions alors était d’autant plus déplorable, que plusieurs de mes officiers étaient ou absents ou malades ; les magasins étaient mal pourvus et encore plus mal administrés.

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