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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (25)

Il revint de son expédition le 26, et m’apprit que la rivière était navigable à dix lieues de son embouchure, et qu’elle coulait au nord-ouest dans l’intérieur des terres ; qu’à quelque distance de sa source elle se partage en deux branches, toutes deux navigables, durant un espace de dix lieues. Il ajouta que cette rivière était bordée de plaines riantes et bien cultivées, et de montagnes couvertes de beaux arbres, qui pouvaient être aisément et à peu de frais transportés par eau jusqu’à l’établissement. Je fus en­chanté de cette découverte, en apprenant que ces rivières offraient trois places de commerce très avantageuses ; une à l’ouest de l’île de Bombatok, une autre au nord du cap d’Ambre, et la troisième à l’est d’Angontzi ; dont toutes les rivières de communication se déchargeaient dans celle de Ting­balle. En conséquence, je résolus d’étendre l’établissement et la culture dans ces différentes provinces, aussitôt que j’aurais reçu des secours plus considérables que ceux que j’avais jusqu’alors reçus de l’Isle de France.
Le 27, les chefs des provinces méridionales vinrent avec des présents, pour lier amitié avec moi, et ils me prièrent d’envoyer un de mes officiers se fixer parmi eux et établir un commerce. Je fis partir un interprète, avec ordre d’aller reconnaître ces diverses provinces, dont quelques-unes étaient éloignées de plus de cent lieues du chef-lieu, et je me bornai pour le moment à cette démarche.
Le 28, instruit de la mort de M. de Senan, garde-ma­gasin de l’établissement, je chargeai mon major de mettre les scellés sur ses caisses et sur tous les magasins, et d’y placer des sentinelles. Les soupçons que j’avais de sa mauvaise conduite se trouvèrent justes ; le soir suivant, ayant fait l’inventaire de tous les effets et de toutes les parties de l’administration qui lui avaient été confiées, tout se trouva dans un tel désordre, que les re­gistres de recette et de débit étaient ou rayés, ou en blanc.

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