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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (24)

Le 5 du mois, il y avait eu un conseil de guerre à l’occasion du complot qui avait été dévoilé ; le 9, il s’en tint un second qui condamna définitivement le principal moteur du crime à passer aux verges, un autre à être fouetté, et ceux qui étaient moins coupables à des châtiments proportionnés à leur délit.
Le 10, le Postillon, qui avait besoin d’être radoubé, mais qui manquait de poix et de goudron, employa, à leur défaut, une gomme du pays, nommée par les insulaires dittimoenti, et qui parut être d’un excellent usage pour ces sortes de travaux.
Le 17, je fis partir le Grand Bourbon, vaisseau de Sa Majesté, avec un détachement composé d’un capitaine, d’un lieutenant, de deux sergents, d’un tambour, et dix-huit soldats, pour Foul-Point ; il était chargé de porter des présents à Hyavi, chef de cette province, qui avait député son fils vers moi, pour me prêter serment d’amitié en son nom.
Le 20, les Saphirobay, qui, pour regagner mon amitié, avaient chassé Siloulout de leur territoire et dégradé leur chef Raoul, se rendirent auprès de moi, suivis de vingt-deux grands chefs, et de plus de deux mille insulaires sans armes ; après plusieurs témoignages du plus vif repentir de leur part, et après le renouvellement de leurs serments, je leur offris de l’eau-de-vie et des présents, qu’ils reçurent avec des marques de la plus grande satisfaction ; et ils réitérèrent leurs promesses d’apporter sans délai leurs denrées, qu’ils céderaient pour le prix qui avait déjà été réglé dans leurs cabanes. Le jour suivant, le chef Raoul vint me demander grâce, et la permission de s’établir dans son pays ; ce que je lui accordai, à condition qu’il ne prendrait point le titre de prince.
Le 23, jugeant qu’il était de la plus grande importance d’aller moi-même reconnaître la partie intérieure de la contrée, où, suivant le rapport des insulaires, il y avait de belles plaines et des rivières favorables au commerce, j’envoyai M. Saunier, lieutenant de frégate, au-delà de la rivière de Tingballe, pour faire des recherches.
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