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Gouvernement: le ministre de la Santé publique sur la sellette

Gouvernement: le ministre de la Santé publique sur la sellette

Une lettre envoyée par le ministère de la Santé publique aux partenaires techniques et financiers (PTF) qui a circulée sur les réseaux sociaux mardi, sème la confusion chez les citoyens. Dans cette missive signée par le ministre de la Santé publique, Ahmad Ahmad, le ministère affirme être débordé par la situation actuelle et demande l’appui des PTF. Ce département souligne le besoin urgent de divers lots d’équipements médicaux qui sont listés dans la même lettre. 

Quelques heures seulement après cette pu­blication, un communiqué sans détour signé par la porte-parole du gouvernement, Lalatiana Andriaton­ga­rivo est tombée. Le gouvernement affirme avoir été surpris par cette procédure entamée par le ministère de la Santé publique. La porte-parole du gouvernement souligne que la démarche a été décidée unilatéralement par le ministère lui-même sans l’aval du gouvernement. En plus de l’autorisation en conseil de gouvernement et conseil des ministres, une telle procédure nécessite, selon toujours le communiqué, l’autorisation du ministère des Affaires étrangères. Mais tous ces protocoles n’ont pas été respectés.

Justification

Le staff du ministère n’a pas tardé à apporter ses explications. Sur le micro d’une chaîne privée locale, le SG du ministère de la Santé publique, le Pr Gaétan Solofomalala a expliqué que cette lettre fait partie des procédures courantes au sein d’un département mi­­nistériel. Il affirme par ail­leurs qu’il s’agit d’un document confidentiel qui aurait été envoyé par mail. L’on s’interroge alors sur les raisons de sa fuite, au point
d’être publié sur les réseaux sociaux.
Le fait que la lettre ait été largement reprise par les détracteurs du régime suscite également des questionnements. Ces derniers qui comme par hasard ont réussi à organiser un mouvement de soutien au ministre de la Santé.
Quelles que soient les explications, cette affaire a des impacts sur l’image du gouvernement déjà souillé par l’insubordination de certains ministres. C’était le cas par exemple de l’ex ministre de l’Education nationale, limogée suite au scandale des bonbons d’une valeur de 8 milliard d’ariary.
En prenant une décision personnelle sans l’aval du Premier ministre, le responsable de ce département en charge de la Santé publique semble agir contre la volonté du chef du gouvernement. Ce dernier qui selon l’alinéa 2 de l’article 65 de la Cons­titution, «a autorité sur les membres du gouvernement dont il dirige l’action». En d’autres mots, aucun des membres du gouvernement ne peut prendre une décision sans avoir obtenu le feu vert du Premier ministre.

Rakoto

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