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Fosse provisoire d’Anjanahary: 38 personnes inhumées dont 8 victimes du Covid-19

Fosse provisoire d’Anjanahary: 38 personnes inhumées dont 8 victimes du Covid-19

L’interdiction d’inhumer en dehors du lieu de décès quels qu’en soient les motifs, fait partie des mesures de confinement prises par l’Etat dans la région Analamanga, notamment pour les personnes décédées originaires d’autres régions ne disposant pas de tombeau familial à Antananarivo.  Depuis le 11 juillet, 38 personnes ont été enterrées temporairement à Anjanahary dont 8 étaient victimes du Covid-19. 

Les enterrements dans le cimetière d’Anjana­hary se multiplient ces derniers temps. En fait, con­for­mément aux mesures prises par l’Etat pour endiguer la propagation du co­rona­virus dans la capitale, aucune autorisation de trans­­port de corps en dehors de la région Ana­lamanga n’est plus délivrée. Dans ce sens, la Commune ur­baine d’An­tananarivoa (CUA) a mis à la disposition des fa­milles endeuillées des tombeaux provisoires à An­jana­hary.
De source auprès du Bu­reau municipal d’hygiène (BMH) d’Isotry, hier, 38 personnes sont enterrées sur les lieux depuis le 11 juillet. « 8 sont victimes du Covid-19 », a informé le docteur Allyre Razanakom­bana, directeur de l’Eau, assainissement et hygiène (DEAH) de la CUA, sans donner plus de détails.
A noter que la famille proche du défunt peut assister à l’enterrement, mais en respectant toutes les mesures sanitaires exigées. Cepen­dant, elle ne peut procéder à l’exhumation du corps que dans deux ans au minimum, selon les normes sanitaires basant sur l’état de décomposition du cadavre.
En recherche d’autres endroits

Face à l’augmentation in­cessante du nombre de décès ces derniers temps, la DEAH est actuellement à la recherche d’autres endroits pour servir de tombeaux provi­soires. « Le cimetière d’Anjana­hary n’est pas encore saturé jusqu’ici, mais nous avons pris cette initiative à titre de prévision », a indiqué le docteur Allyre Razanakombana.
La location d’un tombeau provisoire est de 60.000 ariary par an. Ce tarif « reste inchangé depuis dix ans », a souligné le directeur de la DEAH. Il revient cependant à la famille de prendre en charge le scellement du caveau avec des briques et des mortiers.

Sera R.

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