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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (15)

Cet intendant en vint au point de chercher à séduire un de mes principaux officiers, et à lui faire promettre d’envoyer un détail circonstancié de toutes mes opérations, afin de mettre lui-même les ordres du ministre à exécution.
Le 22, je profitai du départ d’un vaisseau de Sa Majesté, le Triquaire, pour faire passer mes dépêches à la cour. Les jours suivants, je m’occupai à embarquer les effets de mes troupes ; M. Maillart m’assura qu’il aurait soin de me faire passer tous les articles qu’il avait ordre de me fournir pour Madagascar. Mes visites achevées, je donnai, le 2 février, à l’occasion de la naissance de mon fils, une fête à la grande rivière. Ensuite j’ordonnai à mes troupes de regagner le havre, enseignes déployées ; elles se rendirent aussitôt à bord, et j’eus le plaisir, depuis longtemps attendu, de mettre à la voile pour Madagascar à six heures du soir.
Le 5, les vents du nord nous obligèrent de relâcher à l’île de Bourbon, d’où nous partîmes le 7 ; nous arrivâmes enfin à la baie d’Antongil, où nous mîmes à l’ancre le 14 du même mois.
Comme les faits que j’ai rapportés n’ont de rapport à ce qui suit qu’en ce qu’ils eurent les suites les plus fâcheuses, produites par le manque de dispositions nécessaires, ou, comme je puis le dire hautement, par la jalousie primitive des chefs de l’Isle de France, il ne faut les regarder que comme les préliminaires de l’histoire de l’établissement que j’ai formé à Madagascar.
Détail circonstancié des particularités relatives à l’établissement royal de Madagascar
Aussitôt que le bâtiment le Desforges eut mouillé, j’envoyai le petit canot à terre pour recevoir plus promptement des nouvelles de la situation de mon détachement, et des dispositions des insulaires. Le rivage était bordé des chefs de mes troupes, qui témoignèrent la plus vive satisfaction de me revoir ; je ne fus pas peu sensible à ces marques d’attachement de leur part ; mais cette jouissance fut de courte durée. J’éprouvai un sentiment pénible en entrant dans la palissade où étaient renfermés mes gens, et qu’ils avaient été obligés de bâtir eux-mêmes, faute de pouvoir payer des noirs pour cette construction.
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