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Madame Zo: un génie de l’art contemporain malagasy s’en est allé

Madame Zo: un génie de l’art contemporain malagasy s’en est allé

Après Bakomanga, une autre icône de l’art et de la culture malagasy vient de tirer sa révérence. L’artiste plasticienne Zoarinivo Razakaritrimo, connue sous le pseudo Madame Zo, est décédée, hier, à l’âge de 64 ans. « En raison de la situation actuelle, les funérailles restent intimes », a fait savoir l’un de ses proches. 

Humble et timide, Ma­dame Zo est pourtant l’une des artistes plasticiens qui aient osé s’aventurer à travailler des matériaux inhabituels, dont des fibres végétales, du cuivre et surtout des bandes magnétiques. Une véritable tisserande aux doigts de fée dont l’un des leitmotiv était « rien ne se perd, tout devient beau ».
Son talent lui a permis de voyager et de participer à plusieurs grands événements in­ternationaux, entre autres la biennale de Dak’Art de 2000 et 2002, une exposition au Na­tional museum of african art aux Etats-Unis en 2004, ou encore la Triennale de la tapisserie en Pologne en 2007. Et récemment, elle a participé
à l’exposition réservée aux œuvres malagasy, à l’occasion de l’événement « Madagascar, arts de la Grande île » qui s’est tenue en 2018-2019 au Musée Quai Branly en France.

Un style unique en son genre au pays

Par ailleurs, ses œuvres sont aussi reconnues au pays. En 2017, elle est arrivée en deuxième place du concours Paritana. Et cette année, elle a remporté la première place du même concours, en présentant son œuvre « Bateau ou botry ». Aimant parler de ses œuvres, mais pas devant un public, elle arrive à emmener ses in­terlocuteurs dans son univers.
« J’ai beaucoup de projets en cours », soulignait-elle lors de la remise de son trophée, le 6 juin à la galerie de la Fonda­tion H. En effet, elle était en pleine préparation, entre autres, de sa prochaine exposition prévue se tenir à l’Institut français de Madagas­car (IFM). Etant aussi la grande lauréate de la quatrième édition du Paritana, elle aurait également dû participer à trois mois de résidence à la Cité internationale des arts à Paris au mois de septembre.

Une artiste soutenue par la fondation H

Madame Zo était l’artiste phare de la fondation H. En effet, elle a inauguré la galerie de la fondation à Andraharo, l’an passé, avec sa collection « l’art au quotidien ». « La fondation H s’engage à conserver, préserver et mettre en valeur sa belle collection d’œuvres afin de lui rendre hommage et de continuer à promouvoir et à faire vivre son talent », a réagi la fondation face à la disparition de cette artiste.

Holy Danielle

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