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Crise sanitaire : un plan multisectoriel d’urgence de 826 millions de dollars

Crise sanitaire : un plan multisectoriel d’urgence de 826 millions de dollars

Après la brève présentation du Plan multisectoriel d’urgence (PMU) aux membres du secteur privé le 17 juin et face à la situation sanitaire qui prévaut dans le pays, le document est désormais disponible. L’Etat mobilisera jusqu’à 826 millions d’USD pour la mise en œuvre de ce plan, axé sur trois axes : la nécessité de renforcer la gouvernance de la lutte contre la pandémie, le renfor­cement des mesures relatives à la protection sociale et le soutien à la résilience économique ainsi que l’appui au secteur privé.

Le budget nécessaire pour la mise en œuvre du Plan multisectoriel d’urgence (PMU) s’élève à 826 millions USD. Concrète­ment, l’Etat contribue au fi­nancement du plan grâce aux Ressources propres internes (RPI), à hauteur de 375,17 mil­lions USD. Il prévoit également une contribution de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui s’élève à 60 mil­lions USD et du programme Fihariana d’un montant de 8 millions USD, dans le cadre de l’appui transversal au secteur privé. En outre, les Par­tenaires techniques et financiers (PTF) devraient apporter un financement de 127 millions d’USD.
Le document note par ailleurs qu’il existe encore un gap de 255,92 millions d’USD dans le budget nécessaire au déploiement du PMU. A ce propos, « Son financement sera déterminé dans le cadre d’une table ronde avec les PTF. Les ressources pourront provenir soit d’une allocation supplémentaire de RPI, soit d’une prise en charge directe des besoins par les PTF à travers des projets existants ou à créer », peut-on lire dans le document.

Trois axes stratégiques

Ce PMU repose sur trois principaux axes, à savoir, l’amélioration de la gouvernance de la lutte contre la pandémie, le renforcement des me­sures relatives à la protection sociale ainsi que le soutien à la résilience économique et l’appui au secteur privé. Les financements alloués à ces trois axes sont respectivement de 4,58 millions d’USD, 210 millions d’USD et 236 mil­lions d’USD.
Un compte unique Covid-19 sera créé pour la gestion des ressources financières dédiées à la riposte à la pandémie, notamment les allocations budgétaires, les subventions venant des orga­nismes publics, les dons et aides en numéraire, les appuis des PTF en conformité aux accords de financement, les dons alloués par les fondations, les associations et le secteur privé.

Sur le plan social 

Le plan a comme principaux objectifs de juguler la propagation du coronavirus et endiguer la pandémie, de venir en aide aux populations vulnérables et répondre efficacement aux besoins vi­taux de la population. A cet effet, la protection sociale consiste à conjuguer les activités à caractère social de chaque département ministériel, afin de faciliter l’accès de la population aux services de base et de bien-être, entre autres, la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’hygiène, l’habitat ou encore aux produits pharmaceutiques.
A ce titre, le gouvernement mise sur le renforcement des mesures sociales telles que les Vatsy tsinjo, Tsena mora, Tosika fameno ou encore les Himo. « La mise en œuvre des mesures sanitaires et des actions d’urgence sociale ainsi que la relance économique dans le contexte actuel sont en parfaite conformité avec les 13 Veli­rano du président de la Républi­que, exprimés dans la Politique générale de l’État et le Plan émergence Madagascar », rapporte le document.

Sécurisation

Au niveau de la gouvernance de la pandémie, le document met en avant  plusieurs actions à entreprendre telles que le renforcement des mesures de sécu­risation, compte tenu de l’augmentation des cas contacts et confir­més, ces jours-ci. Ainsi, pour permettre aux éléments des forces de l’ordre de bien assurer leurs missions de sécurisation, des appuis en matière d’équipements et de logistiques sont néces­saires, en l’occurrence, les moyens mobiles de communication, les kits d’hygiène et de protection, le carburant, l’indemnité d’alimentation ainsi que les moyens logistiques et de fonctionnement des  barrages sanitaires. Sans oublier l’accompagnement des Comités « loharano » dans les localités touchées par la pandémie.

Secteur privé

Concernant l’appui au secteur privé, ce plan met en avant l’accompagnement des Très petites entreprises (TPE) et Petites et moyennes entreprises (PME) qui ont d’importantes difficultés à faire face à la crise. A ce propos, 20.000 PME devraient avoir accès à une ligne de crédit à taux concessionnel venant des banques et des institutions de microfinance.

Riana R/JP

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