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Lutte contre le coronavirus: la société civile plaide pour la cause de l’EAH auprès des députés

Lutte contre le coronavirus: la société civile plaide pour la cause de l’EAH auprès des députés

Le lavage des mains avec du savon constitue le premier geste barrière contre la contamination au coronavirus qui commence à prendre de l’ampleur dans le pays. Pourtant, si 14.500.000 Malagasy n’ont même pas accès à l’eau et 19.700.000 ne disposent pas de lave-main chez eux, comment combattre cette pandémie ? 

C’est sur la base de ce triste constat que l’Or­ga­nisation de la société civile du secteur eau, assainissement et hygiène (Osceah) a incité les membres de la commission Eau et énergie au sein de l’Assemb­lée nationale, lors d’une séance de plaidoyer, au CCI Ivato, à défendre le secteur EAH pour la population dans cette pandémie.
Des chiffres de plus en plus alarmants dans le secteur Eau, assainissement et hygiène (AEH) dans le pays, mais surtout une situation devenue de plus en plus préoccupante à cause de la pandémie de Covid-19 motivent cette initiative. Toujours est-il que, depuis toujours, la situation à Madagascar est extrêmement préoccupante en matière d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et l’hygiène. Les récentes enquêtes rapportent que plus de la moitié de la population malagasy (57%) n’a pas accès à une source d’eau améliorée, 4 personnes sur 5 sur ces 57% boivent de l’eau contaminée par des matières fécales.
Cette partie de la population passe la majorité de son temps à faire la queue au niveau des bornes-fontaines ou à chercher de l’eau à plusieurs kilomètres de leur domicile au lieu de se consacrer à des activités génératrices de revenus. Ce n’est pas tout, car sur 5 individus, 4 n’ont pas accès à un service d’assainissement de base adéquat et 2 pratiquent la défécation en plein air. Seulement une personne sur 4 possède un dispositif de lavage des mains avec de l’eau et du savon.

Des lois pro-EAH sollicitées

En s’adressant aux députés, la Chargée de communication de WaterAid, Aurel Clyde Rabehanta, a souligné que les Parlementaires ont “le rôle et le pouvoir de changer cette situation en créant et en votant des lois pour la priorisation du secteur EAH pour que celui-ci figure parmi les priorités gouvernementales au vu de son caractère vital”. Elle les a également appelés à se pencher sur ces chiffres alarmants et pourtant évitables.
Le président de l’Osceah national, Arsène Raveloson, a réitéré l’importance capitale d’un budget consacré à ce secteur que tous devraient reconnaître comme étant le pilier du développement du pays. « Usez de toutes les pressions dont vous êtes capables pour mettre en place un dispositif légal pro EAH, pour un budget qui répond aux besoins fondamentaux de la population malagasy », a-t-il plaidé. Pour lui, « investir dans l’EAH n’est pas une dépense, mais un investissement.

Fahranarison

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