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Projet « Avotr’aina »: plus de 600.000 personnes à réconcilier avec l’eau potable

Projet « Avotr’aina »: plus de 600.000 personnes à réconcilier avec l’eau potable

Coup d’envoi, hier, du projet « Avotr’aina », une collaboration tripartite entre le ministère de l’Eau, de l’hygiène et de l’assainissement, l’Unicef et ses donateurs ainsi que les trois communes bénéficiaires dont la Commune urbaine d’Anta­na­narivo (CUA). Ce projet vise à faciliter l’accès à l’eau potable dans les trois villes les plus touchées par le coronavirus, en l’occurrence Antananarivo, Mora­man­ga et Toamasina.
Pendant trois mois, le bidon de 20 litres d’eau coûtera ainsi 20 ariary contre 50 ariary actuellement au niveau des bornes fontaines. Cela devrait contribuer à amé­liorer la situation, sachant
que dans de grandes villes comme Antananarivo, seuls 34 % de la population ont accès à de l’eau potable d’après le représentant de
l’Uni­cef, Michel Saint-lot. D’ailleurs, les retombées de ce projet profiteront à près de 600.000 personnes dont 300. 000 enfants dans les trois villes concernées. Dans le cadre de ce projet, les partenaires s’engagent à payer la facture de 600.000 mètres cube d’eau par mois.

Place à la sensibilisation

L’autre objectif principal de ce projet est également d’enrayer la propagation du coronavirus à Madagascar. « Nous devons sauver des vies dans ce combat. Dans toutes les actions de réponse contre le Covid-19, tout ramène inévitablement à l’importance de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. Les mains constituent l’une des principales voies de contamination du Covid-19 » a rappelé Voahary Rakotovelo­ma­nantsoa, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène.
La mise en place de dispositifs de lavage des mains dans 2.500 lieux publics, ou encore la distribution de sa­vons à 200.000 personnes dans 40.000 ménages, sont aussi prévues au programme.
Par ailleurs, pour la capitale, les chauffeurs et receveurs des 12.500 véhicules
de transport public, seront dotés de masque et de gel hydroalcoolique, les 5.500 taxis ne seront pas non plus en reste. En contrepartie de ces dotations, les transporteurs publics doivent accepter d’apposer des affichages de sensibilisation dans leurs vé­hicules.
« Nous sommes encore en plein combat. Outre les mesures-barrière, l’hygiène et l’assai­nissement sont tout aussi importants. La CUA a déjà fourni des efforts, notamment en menant des opérations de désinfection des places de marché », a pour sa part souligné le maire de la capitale, Naina Andrian­tsitohaina lors de son allocution.

Tiana R

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