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Adoption de la LFR: les sénateurs font blocage

Adoption de la LFR: les sénateurs font blocage

Les sénateurs ont adopté avec amendement le projet de Loi de finances rectificative 2020. En raison de cette modification, le texte doit passer en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, alors qu’il ne reste que quelques jours avant la fin de la session.

Il aura fallu près de cinq heures aux sénateurs, hier, pour adopter le projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2020. Alors que le texte a été adopté sans amendement au niveau de l’Assemblée nationale, ce n’était pas le cas au niveau de la Chambre haute. Les membres du Sénat ont en effet apporté un amendement à ce projet de Loi bien qu’il ne reste que très peu de temps avant que la session ordinaire ne soit clôturée.
En raison de cette retouche, le projet de loi doit revenir au niveau de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une deuxième lecture. Si la Chambre basse ne valide pas l’amendement, le texte reviendra une seconde fois à la Chambre haute. Cette navette devra se faire en trois jours, c’est-à-dire jusqu’à vendredi, jour de clôture de la session parlementaire. L’adoption d’autres textes à l’ordre du jour des deux Parlement comme la Loi sur l’opposition ou la Loi sur la Communication pourrait, de ce fait, être reportée.

Priorité
La retouche apportée par les sénateurs concerne en fait leurs propres intérêts. Celle-ci consiste en effet à réintégrer dans le fonds alloué au fonctionnement du Sénat, l’autre partie de son budget qui doit être gérée par le ministère de l’Economie et des finances. Cette autre moitié de la somme de 7 milliards destinée à la Chambre haute doit être pourtant gardée en provision au niveau du ministère d’après le texte non amendé. Une modification qui n’apparaît pas si importante que ça compte tenu des priorités du moment, notamment la lutte contre le coronavirus.
La plupart des entités consultées dans l’élaboration de cette LFR, à l’instar de la société civile, s’attendaient en effet à ce que le Sénat apporte des modifications qui pourraient prendre en compte les priorités actuelles. Certaines organisations de la société civile ont d’ailleurs déjà rencontré les sénateurs afin de faire part de leur souci quant aux priorités affichées dans le texte budgétaire.
Il en était ainsi du Collectif des citoyens et organisations citoyennes (CCOC) qui optait pour la priorisation de l’investissement et de l’appui au secteur privé. Et en marge de cette rencontre, le président du Sénat avait pour sa part avancé la nécessité d’augmenter la production agricole pour diminuer les importations. Toute­fois, les sénateurs ne l’ont pas pris en compte durant les travaux de commissions ayant abouti à l’amendement de la LFR.

Tsilaviny Randriamanga

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