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Tout se paye un jour

Tout se paye un  jour

Une sentence pour l’histoire. Depuis quelques heures, la condamnation de l’ancien Premier ministre français, François Fillon, à 5 ans de prison, dont trois avec sursis, a marqué l’actualité politique dans l’Hexagone. Impitoyable pour certains, malheureux pour d’autres, l’affaire ne laisse pas insensible. Enrichissement personnel, détournement de fonds publics, recel, complicité d’abus de biens so­ciaux… les chefs d’accusation sont multiples.
Qui plus est, les magistrats n’ont retenu aucune circonstance atténuante contre l’ancien Premier ministre et son épouse. Si l’affaire a mis en émoi le monde politique depuis la dernière élection présidentielle, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est pas nouvelle, que ce soit pour la gauche ou la droite. Certains se sont vus retirer leur droit politique tandis que d’autres ont dû passer par la case prison. Tout porte à croire que ce ne serait pas le dernier homme politique qui aura maille à partir avec la justice française.
Plus proche de nous, du moins sur le plan géopolitique, Vital Kamerhe, alors directeur de cabinet d’un président en exercice de la RD Congo, lui aussi se trouve en prison. En cause, l’utilisation de fonds publics destinés au financement des grands travaux à d’autres fins lancés par le chef de l’Etat. La Justice parle d’ailleurs de renouveau dans la lutte contre l’impunité des élites.
Il ne s’agit en effet pas de n’importe qui, car il est à la fois une figure centrale de la vie politique locale et un cadre important du pouvoir en place. Toujours est-il qu’au moment où des interrogations subsistent auprès de certains acteurs et que les organisations non gouvernementales militent pour l’impunité des acteurs politiques, certaines justices montrent la voie à suivre.
Et nous alors ? Il semblait bien que 12 milliards d’ariary avaient été dérobés dans le domicile d’un haut responsable étatique en 2018 sans que la suite de l’affaire ne soit connue du grand public. Le premier concerné a simplement nié. La seule certitude est que l’affaire a été bien partie pour être classée. Certes, ces temps-ci, le Gouverne­ment tente d’enrayer la machine de l’impunité et c’est tant mieux, mais il semble que la route est encore longue avant d’en finir.

J.P

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