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Maurice Auguste Benyowsky

Mémoire concernant l’expédition à Madagascar (2)

 

Après avoir remercié le ministre de la confiance dont il m’honorait, je lui observai que n’ayant qu’une connaissance superficielle de Madagascar, et ignorant absolument la nature de l’entreprise que Sa Majesté désirait me confier, je ne pouvais déterminer moi-même les mesures nécessaires pour une telle expédition, dont le succès dépendait des ordres et du plan sur lesquels je réglerais mes opérations avec la plus grande exactitude.

Le ministre m’assura que rien de ce qui était nécessaire pour assurer le succès de ma mission ne serait épargné ; et il ajouta que l’intention de Sa Majesté était de former à Madagascar un établissement à la faveur duquel on pût, dans la suite, exécuter un plan beaucoup plus étendu, en gagnant la confiance des rois, princes et chefs du pays, et en les engageant à mettre leur île sous la protection de Sa Majesté. Je représentai que, pour exécuter une entreprise de cette nature et d’une si haute importance, dans un pays si éloigné, et dont la température, jointe à la jalousie des naturels, avait si souvent dérangé les projets et fait avorter toutes les entreprises précédentes, les opérations demandaient des dimensions bien combinées, des forces considérables et des secours non interrompus, pour ne rien laisser au hasard. Le ministre approuva mes représentations, et promit de pourvoir à tout, se réservant à lui-même de régler les différents détails que ma mission demandait, et qu’il me proposa d’arranger, de concert avec moi, à la fin du mois.

Quelques jours après, le ministre m’ayant mandé de venir à son hôtel, m’apprit que les intentions de Sa Majesté étaient de me confier le commandement d’un corps de douze cents hommes de troupes ; et que, pendant le temps que je serais occupé à les lever, il aurait soin de donner les ordres les plus précis pour qu’il ne manquât rien de ce qui pouvait hâter l’entreprise considérable dont j’étais chargé. Je représentai au ministre que le nombre de douze cents hommes me paraissait trop grand pour une expédition où il ne s’agissait que de gagner la confiance des naturels du pays ; et je demandai que les troupes destinées à m’accompagner à Madagascar ne montassent pas à plus de trois cents hommes. Le ministre agréa ma proposition.

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