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Négociation autour des Iles malagasy: Richard Labévière prône une coopération partagée

Négociation autour des Iles malagasy: Richard Labévière prône une coopération partagée

Parfaitement fondée. C’est ainsi que le journaliste Richard Labévière a qualifié la revendication de Madagascar à propos des Iles malagasy dites  « Epar­ses ». Intervenu au micro de la Radio France internationale (RFI), l’ancien rédacteur en chef de la chaîne audio et auteur du livre « Reconquérir par la mer » estime, par ailleurs, que devant une cour arbitrale, « il y a fort à parier que la France perdrait cette confrontation ».
Dans cette optique, le journaliste mise sur une autre solution,  à savoir, une coopération partagée. « C’est-à-dire que la question, ce n’est pas le tout ou le rien, ce n’est pas un-zéro, noir-blanc (…). Ce n’est pas le fait de céder les îles Éparses à Madagas­car (…) », a-t-il plaidé avant d’ajouter que le président Macron avait déjà évoqué cette solution lors de sa rencontre avec les autorités malagasy.

Une zone fortement criminogène
« La solution, c’est peut-être une coopération partagée sur, justement, la sauvegarde maritime dans cette zone et notamment la police des pêches », a-t-il ajouté. Pour étayer son analyse, il a noté que la marine malagasy ne dispose pas de moyens suffisants, tels que des avisos, des patrouilleurs, des escorteurs, pour assumer la mission la police des pêches et pour maintenir le droit international de la mer dans cette zone fortement criminogène. Il semble, en effet, que  l’île Maurice et la France ont choisi cette option à propos de l’île de Tromelin.
Et lui d’ajouter, « Ce modèle pourrait être appliqué entre Madagascar et la France sur les îles Éparses. Cela déboucherait sur un programme de coopération maritime pour justement faire la police des pêches et assurer la sauvegarde maritime et côtière de cette zone hautement stratégique ».
A entendre les déclarations des autorités étatiques, jusqu’ici, cette option ne semble pas encore à l’ordre du jour. Les deux parties s’en tiennent à leur position, et Madagascar revendique toujours sa souveraineté en se basant sur la résolution des Nations unies de 1979. Le président de la Ré­publique, Andry Rajoleina, l’avait d’ailleurs réitéré lors de sa dernière intervention sur Fran­ce 24. Comme l’a rappelé Richard Labévière, ces  îles sont stratégiques à double titre, pour des raisons de défense et de sécurité.

J.P

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