Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Adoption de la LFR 2020 : comme une lettre à la poste à l’Assemblée nationale

Adoption de la LFR 2020 : comme une lettre à la poste à l’Assemblée nationale

Malgré le retard pris dans l’envoi du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2020, auprès de l’Assemblée nationale, les députés ont adopté sans amendement le texte pendant la séance plénière, hier au CCI Ivato. Certaines conditions seront toutefois à respecter durant les 6 premiers mois.

94 députés sur les 103 présents ont adopté sans amendement le projet de LFR 2020. En fait après avoir passé au crible différents points lors des travaux de commissions, les élus de Tsimbazaza estiment que ce projet de loi répond clairement aux enjeux sociaux de la population, particulièrement en cette période de Covid-19.
Comme l’a indiqué le mi­nistre de l’Economie et du budget, Richard Randriaman­dranto, le volet social sera particulièrement priorisé. « Nous savons parfaitement que les recettes douanières et fiscales ont diminué à cause de la pandémie, mais nous avons également bénéficié des aides de diverses instances internationales comme le FMI, la Banque mondiale ou encore l’AFD pour combler le gap », a-t-il expliqué. Ce projet de loi est également très attendu par les opérateurs économiques qui s’attendent à une relance sous l’impulsion de l’Etat.

Des hausses et des baisses
En fonction des projets prioritaires non seulement sur le plan économique, mais surtout pour préserver le social de la population, les budgets de certains ministères et certaines institutions ont ainsi été revus à la baisse comme ceux de la Pré­sidence, du Sénat et du ministère de l’Elevage, tandis que d’autres ont été plus ou moins augmentés, à l’image des mi­nistères de l’Econo­mie et de la Santé.
En milliers d’ariary, de 680. 778. 772 dans la LFI, le budget de la santé est passé à 741.179. 058. Même si celui du ministère de l’Education na­tionale est réduit, autant dire que 1.316. 490.816 ne sont rien pour re­haus­ser la qualité de l’éducation. 4.932 milliards d’ariary seront consacrés au programme d’investissement public, soit 8,9% du PIB du pays.

Evaluation dans 6 mois
9 députés du Tim se sont abstenus de voter le texte au lieu de voter contre. Cepen­dant, ces derniers ont affirmé vouloir surveiller de près chaque ministère dans l’application de ce budget.
« Nous allons vous surveiller durant les 6 prochains moins pour savoir quel ministère a réellement accompli sa mission », a indiqué le député Fidèle Raza­ra Pierre, lors de sa prise de parole avant le début du vote. L’élu d’Amba­ton­dra­zaka a ainsi indiqué que la mission du Gouvernement ne sera pas facile, mais que le rôle des députés, notamment ceux du Tim, sera d’évaluer les compétences de chaque responsable au sein des ministères.
Il en est de même pour l’élue de Bealanana, Marie-Thérèse Volahaingo, qui a elle aussi indiqué vouloir évaluer le Gouvernement d’ici les 6 prochains mois. « Nous espérons que le budget puisse réellement avoir des impacts positifs sur la vie de chaque citoyen », a-t-elle fait savoir. Le texte sera alors envoyé auprès du Sénat pour être adopté avant sa promulgation et sa mise en application.

T.N

Les commentaires sont fermées.