Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Affaires de bonbons à 8 milliards ariary: 8 personnes, dont 3 directeurs du Men, placées sous MD

Affaires de bonbons à 8 milliards ariary: 8 personnes, dont 3 directeurs du Men, placées sous MD

Déférées au Parquet du Pac hier, 8 personnes dont 3 directeurs au sein du ministère de l’Education nationale ont été placées sous mandat de dépôt, pour  suspicion de corruption dans l’achat de bonbons à 8 milliards d’ariary et de savons à 5 milliards d’ariary. L’ex-ministre devra, quant à elle, rendre des comptes auprès de la Haute cour de justice (HCJ). 

Après la passation de service entre l’ex-mi­nistre de l’Educa­tion nationale, Rijasoa Andria­manana et son intérim, Elia Béatrice Assoumacou, une semaine seulement aura fallu au Bianco pour boucler l’affaire. Il s’avère que le bureau indépendant a accélérée son enquête en toute discrétion, pour éviter toute fuite.
A cet effet, 8 personnes soupçonnées de corruption et de détournement, ont été déférées au Parquet du Pac hier et sont actuellement placées sous mandat de dépôt en attendant leur procès. Il s’agit du Directeur général de l’Edu­­­­cation fondamentale et de l’alphabétisation (DGEFA), du Directeur chargé des Af­faires administratives et fi­nancières (Daf), de la Per­sonne responsable des mar­chés publics (PRMP), un employé du Men, mais également deux fournisseurs et deux agents de la Poste.
« Les 8 personnes auditionnées auprès du Pac sont soupçonnées d’abus de pouvoir, de favoritisme, de corruption passive et active, de faux et usage de faux », a fait savoir le Bianco dans un communiqué hier.
5 milliards ariary de plus
Outre ce scandale relatif à cet achat de bonbons à prix d’or, une autre affaire de gros sous d’un montant de 5 mil­liards ariary, destiné à commander des savons de ménage et des bidons jaunes, a également été décelée, malgré qu’aucun décaissement n’ait encore été effectué. Dé­cais­sement impossible d’ail­leurs face aux tensions générées par l’affaire, non seulement face aux parlementaires mais également à l’opinion publique. Ces deux affaires ont d’ail­leurs mené au limogeage de la ministre en question. A noter qu’une partie des marchandises a déjà été livrée.

Le sort de Rijasoa Andria­ma­nana entre les mains de HCJ
L’ex-ministre a également été entendue par le Bianco durant les enquêtes et figure parmi les principaux sus­pects. En tant que haut fonctionnaire de l’Etat, son sort relève pourtant de la Haute cour de justice (HCJ). Mais, celle-ci attend encore la création de la commission spéciale en charge de la mise en accusation auprès des parlementaires. Ces derniers dev­raient donner leur aval avant que la HCJ puisse entamer la poursuite.

Tahina Navalona

Les commentaires sont fermées.