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Du chauvinisme au service de quoi ?

Du chauvinisme  au service de quoi ?

Chauvinisme disproportionné ou volonté de s’opposer à tout prix ? Des compatriotes dans l’Hexagone se sont manifestés récemment devant les locaux de l’Ambassade de Madagascar à Paris pour crier haut et fort ce qu’ils pensent de la construction d’un édifice dans le Rova d’Antana­na­rivo. Et comme toujours, dans pareille situation, les initiateurs de la manifestation n’ont pas manqué d’inonder les réseaux pour faire montrer qu’ils suivent de près les affaires nationales de leur pays d’origine. A travers cette initiative, certes légitime, il est toujours patent de constater que certains membres de la diaspora sont prompts à réagir dès qu’il s’agit d’une affaire à relent politique politicien. Et pourtant, ce ne sont pas les sujets d’indignation qui font défaut.

A titre d’exemple, le président de la République avait déjà lancé un appel à solidarité par rapport à la question des Iles malagasy. Alors, si ces membres de la diaspora qui se sont manifestés récemment devant l’Ambassade se donnaient autant de force à accompagner les initiatives en faveur du développement local, Madagascar se porterait mieux. La Grande île pourra ainsi aller de l’avant sans que d’autres pays ni organisations internationales puissent imposer leurs vues à la façon dont on dirige le pays. C’est de cela qu’on attend d’eux et non de devenir les porte-paroles des politiques en mal d’audience et saisissant quelques faux pas pour se faire une virginité politique.

Hélas, nous n’en sommes visiblement pas encore là aujourd’hui. Ce qui est dommage car à l’aube de la célé­bration du soixantième anniversaire de l’Indépendance, à l’aube d’une nouvelle ère et de la nécessité de prendre un nouveau virage de l’histoire, il serait peut-être temps de penser plus au bien commun qu’à des idéaux visant toujours à stopper ce qui est déjà en marche. Tous gouver­nements ont besoin des balises mais il ne faudrait pas que celles-ci deviennent, à leur tour, la source de blocage à la reconstruction d’un pays qui a traversé tant de crises.

J.P

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