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Pertinence à l’ouvrage contre la procrastination

Pertinence à l’ouvrage contre la procrastination

« Ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même ». Que de démagogues s’étant succédé à différentes charges publiques, une fois en poste n’ont eu de souci qu’à enterrer avec précipitation les projets dont ils avaient promis la mise en chantier avec célérité. De ces félonies la décadence s’est présentée au rendez-vous manqué du développement. Outre l’avidité à faire urgence à leurs profits, outre l’incompétence à assumer leur fonction, la lâcheté caractérise ces prédateurs à langue de vipère que le peuple a fait princes. Souvent avant le labour l’assainissement du terrain, genre arracher les mauvaises herbes qui servent de pâturage à des troupeaux faméliques. Du courage il en faut pour entreprendre ce genre d’opération lorsque des êtres humains n’ont que ces herbes folles pour se repaître.
Ainsi crève-cœur que la démolition des baraques sur les trottoirs, guitounes pour abriter les achalandages, ceux qui y procèdent ne le font pas de gaîté de cœur, nonobstant prennent sur leur dos l’opération afin de rendre à chaque chose sa vocation à la fois que de rendre à la ville un air coquet. « Sacrifiés » compris, tout le monde s’accorde à reconnaître d’une part la responsabilité des prédécesseurs pour avoir cultivé la mauvaise graine et d’autre part indispensable l’assainissement. Pourtant, des agitations contestent l’opportunité du moment. En période d’état d’urgence, de tous côtés clameurs s’élèvent pour crier souffrance ou famine, le monde des affaires n’en est pas épargné. Commerçants et marchands déplorent une raréfaction de la clientèle, parfois les ventes ne couvrent pas les frais.
Nouveauté, les édiles ne rechignent pas à assumer l’ingratitude du sale boulot : exécuter un mal pour réussir le bien de tous. En toute objectivité et avec souci de cohérence pourrait-on croire qu’il aurait fallu attendre la reprise avant d’entreprendre ce chantier ? A attendre l’embellie, l’opération n’en aurait été que plus douloureuse. Un jour de perdu handicape d’une pénalité supplémentaire le retard à sauter dans le train du changement.
Léon Razafitrimo

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