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Une marque de souveraineté…

Une marque de souveraineté…

A moins de 20 jours de la célébration de la fête de l’Inde­pendence, une poignée de maisons seulement est ornée de drapeau dans la capitale. Au fil des décennies, peu de citoyens comprennent l’importance de ce geste qui, pour certains, est devenu une tradition ancrée dans la culture. Or depuis quelques années, certains individus malintentionnés n’ont pas hésité à inciter les citoyens à ne pas lever ce symbole de l’unité nationale, pour des raisons politiques.
Ils ont inculqué des idées saugrenues à leurs partisans comme quoi lever le drapeau national, l’étendard de la République, est une expression de soutien aux dirigeants en place. Les crédules et les extrémistes, des patriotes d’un autre genre, ont en quelque sorte mis en berne leur drapeau. Puis, d’autres citoyens malmenés dans une saga politique, depuis la fin de la 2e République, ont fini par adopter cette idéologie, par ignorance et méconnaissance. La fierté nationale est politisée.
Le drapeau est avant tout un puissant symbole de souveraineté, d’identité et de fierté nationale. Une Nation qui n’est pas souveraine n’a pas son propre drapeau, comme c’était le cas de Madagascar avant 1960. Et c’est pourquoi, depuis le retour de l’indépendance, la levée de drapeau s’inscrit dans une tradition instaurée tous les mois de juin, pour célébrer cette souveraineté d’un pays et d’un peuple.
Et cette année, la crise sanitaire affecte la célébration du 26 juin. Lutter contre cette pandémie nécessite la solidarité de tous, sans quoi on aurait du mal à venir à bout du coronavirus. En temps de guerre comme en temps de paix, les bons patriotes arborent leur bannière avec fierté pour afficher leur souveraineté et leur force. Faire pareil en cette période de guerre contre le Covid-19, est une manière de démontrer que la Nation tout entière reste debout en dépit de la gravité de la situation.

Tsilaviny Randriamanga

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