Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Cohérence : l’esprit de la loi

Cohérence : l’esprit de la loi

Les professionnels de l’information revendiquent la dépénalisation des délits de presse afin de soulager de la menace d’emprisonnement la liberté d’expression. Le propos d’une relecture de la loi sur la communication actuellement proposée par le gouvernement au parlement, témoigne du pouvoir la volonté d’établir une politique conforme à cet esprit, dont acte. Toutefois la convocation de deux journalistes auprès d’une brigade spécialisée dans des enquêtes liées aux affaires criminelles, soulève émotion et levée de boucliers.
Le terme dépénalisation repose sur une ambiguïté, à priori on verserait à croire que c’est d’impunité qu’il est question, tel n’est le cas. Il s’agit d’enlever de la liste des sanctions pour délit de presse la condamnation à une peine de prison. Ce qui ne remet pas en question le principe : toute infraction nécessite peine. Par souci de cohérence, le droit de poursuite, incombant au pouvoir public, mérite une égale diligence.
Le droit établit une grande clarté en ce qui concerne la classification des infractions : nette distinction entre délit et crime. Ici s’agissant de poursuite d’un éventuel délit, la
saisine de brigade criminelle pour diligenter l’enquête en fait fi, ce qui n’est pas pour entretenir un climat serein.
À noter qu’en l’espèce, les opportunistes, faisant feu de tout bois pour essayer d’allumer des troubles à en tentant de faire profit du moindre incident, se trouvent bien dépourvus. L’action publique ne prête prise à accuser le pouvoir d’instrumentaliser à son profit la Justice et les autorités de poursuite, les deux journalistes concernés par l’enquête appartiennent à des organes de presse de lignes éditoriales opposées.

Léon Razafitrimo

Les commentaires sont fermées.