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Recherche de débouchés: les phytomédicaments, un marché à conquérir

Recherche de débouchés: les phytomédicaments,  un marché à conquérir

Le marché mondial des médicaments à base de plantes est estimé à 60 milliards USD par an. La valeur des variétés végétales en provenance des pays en développement utilisés dans l’industrie pharmaceutique est estimée à 47 milliards USD. Quant à la filière des huiles essentielles, elle pourrait peser dans les 27,49 milliards USD d’ici 2022. A l’heure où l’intérêt des consommateurs pour les plantes médicinales nourrit la forte croissance des marchés, Madagascar peut tirer son épingle du jeu.

Ces données de l’Econo­mic devlopment board of Madagascar (EDBM) montrent l’envergure du marché mondial des phytomédicaments. A Madagas­car, de grands groupes pharmaceutiques ou cosmétiques sont présents ou travaillent avec les opérateurs locaux pour exploiter ce filon. L’EDBM cite comme exemple le « longoza » (aframomum augustifolium), l’ingrédient des soins « Capture Totale » qui est cultivé spécialement pour la Maison Dior. Le groupe LVMH a, quant à lui, mis en avant l’ylang-ylang, dont 25% de la production mondiale viennent de Madagas­car.
Madagascar peut tirer profit de ce potentiel d’après Vololona Rakotobe, spécialiste en macroéconomie et modélisation et membre du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem). « Madagascar peut bien exploiter le Covid Orga­nics (CVO) pour augmenter l’exportation », a-t-elle sou­levé.
En effet, d’après l’OMS, 50 % des petites molécules mis sur le marché pour le traitement des cancers et les médicaments les plus efficaces pour soigner la grippe ou le paludisme sont encore extraits ou dérivent de plantes.

Les huiles essentielles

Concernant les huiles essentielles, Madagascar dis­pose de 8 millions d’hectares de surface cultivable, dont 2,6 millions ha viabilisés et près de 150.000 ha certifiées biologiques. « A Madagascar, nous avons une pharmacie à ciel ouvert. Les principes actifs contenus dans les plantes médicinales peuvent aisément con­courir à remplir une pharmacie », confie Stéphanie Rakoto­malala, CEO de la startup Masoala Laboratoire.
Dans la perspective du développement de cette fi­lière, huit zones d’émergence agricole ont été identifiées dans le pays. « Le monde dé­couvre peu à peu les plantes médicinales endémiques de Madagascar. L’huile essentielle est la plus demandée sur le marché international avec une forte demande pour le marché du cosmétique et de l’agro-alimentaire », confie Hanta Tiana Ranaivo Rajaonarisoa, fondatrice de la société Flore Aroma.
La valeur du marché des huiles essentielles représente près de 104 millions USD par an à Madagascar. D’ici 2030, le Groupement des exportateurs d’huiles essentielles de Madagascar (Gehem) estime que la filière contribuera à hauteur de 640 millions de dollars au PIB national. 24 entreprises produisent localement des huiles essentielles. Au niveau mondial, la filière pèsera près de 27,49 milliards de dollars d’ici 2022 selon les projections initiales. Ce chiffre sera assurément revu à la hausse du fait du contexte de crise sanitaire mondiale actuel qui dopera la croissance du secteur. La médecine douce demeure une valeur sûre.

Arh.

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