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Un arrière-goût amer

Un arrière-goût amer

Le bonheur des petits fait le malheur des grands. Les fameux bonbons sucettes qui ont fait couleur beaucoup d’encre, hanteront l’ancienne ministre certainement durant un long moment. 8 milliards d’ariary, ce n’est peut-être pas grand-chose dans le budget de l’Etat, mais c’est une somme colossale pour le simple citoyen et pourquoi pas, pour les supposés bénéficiaires.
La déclaration houleuse de Rijasoa Andriamanana a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. « Tany amin’ny dolara izahay no nanaiky nankaty amin’ny ariary », s’est-elle défendue avec véhémence, en d’autres termes, « j’ai été rémunérée en dollars avant d’accepter l’ariary ».
Les Malagasy ne sont plus dupes, et les insulter de la sorte n’a pas été la meilleure des solutions, d’autant plus que le mal a déjà été fait. Les bonbons ont été livrés, distribués et qui sait, payés ? Certes, la responsable a fermement déclaré ne pas encore avoir décaissé la somme, mais tout le monde le sait, l’intention vaut l’action.
Certes, l’éducation n’est pas une tâche facile, qui plus est lorsqu’on s’occupe des enfants. Et, en tant que mère, on éprouve de la peine pour ses enfants obligés de boire une tisane amère. Mais ce n’est pas pour autant une raison de les gâter avec des sucreries hors de prix.
Etre bien éduqué est une bonne chose, libre à chacun de s’en vanter ou pas, mais être bien entouré est encore meilleure. Les bonbons auront sûrement sucré la tisane, mais ils ont, par contre, laissé un arrière-goût amer à Rijasoa Andria­manana qui commence à peine à prendre goût du pouvoir.
Dans tous les cas, l’affaire reste floue. Les députés ont voulu demander des comptes à la ministre hier à Ivato, mais elle n’était pas venue au rendez-vous.

T.N

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