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Echauffourées à Toamasina: un relent de manipulation politique

Echauffourées à Toamasina: un relent de manipulation politique

Une partie de la population dans le quartier d’Androranga a érigé un barrage hier, à Toamasina, pour dénoncer les restrictions liées aux mesures de confinement. Une manifestation qui a visiblement un relent politique.

La ville de Toamasina est de nouveau sous haute tension. Hier, une partie de la population d’Andro­ranga a érigé un barrage. L’atmosphère tendue a failli tourner au vinaigre. Selon les explications de la Police nationale, vers 15h 30, les forces de sécurité ont reçu un appel à propos d’un attroupement dans ce quartier, pour dénoncer les restrictions liées à la lutte contre la propagation du Covid-19.
Arrivée sur place, la police a constaté que la route a déjà été barrée. Juste à côté, il y avait un homme blessé à terre, entouré par une foule en furie qui a pointé du doigt un membre des forces de sécurité, comme étant responsable. Très vite, la situation est partie en vrille car la foule a lancé des pierres sur les forces de l’ordre.
Toujours selon les explications, après les pourparlers avec les « Raimandreny » du quartier, les forces ont pu évacuer d’urgence le blessé à l’hôpital. Le calme est revenu et la situation a été maitrisée en début de soirée, même si quelques attroupements ont été constatés.
A la lumière de cet incident, il apparait que les événements de ces dernières semaines, aussi bien dans la capitale que dans la localité de Toamasina, n’ont rien d’une coïncidence.

Restrictions

Visiblement, des actes de déstabilisation politiques profitant de la crise sanitaire et des mesures de confinement, se préparent. Dans cette optique, les manifestations liées aux restrictions dues au confinement ne sont que des prétextes. C’est le cas notamment des étudiants de Barikadimy qui ont revendiqué récemment le paiement de leurs bourses d’études. Sauf que le Gouvernement a pris les choses en main et la manifestation s’est terminée en queue de poisson. A cela s’ajoute une vidéo des soi-disant notables de la ville de Toamasina qui circule depuis hier sur la toile et réclame la démission du chef de l’Etat.
Ces successions d’événements révèlent, en tout cas, que des acteurs politiques tentent de manipuler l’opinion durant cette période sensible. Depuis le début de la crise sanitaire, des élus locaux sont déjà montés au créneau en incitant la population à vaquer quotidiennement à leur occupation, malgré l’état d’urgence sanitaire et les mesures adoptées par le Gouvernement.
A qui profite la crise ?

J.P

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