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Rova d’Antananarivo : « La culture tend à évoluer », souligne Andry Rajoelina

Rova d’Antananarivo : « La culture tend à évoluer », souligne Andry Rajoelina

Le président de la République Andry Rajoelina est revenu, lors de son intervention télévisée dimanche, sur les travaux de réhabilitation et de reconstruction du Rova d’Antananarivo, qui enflamment les débats

L’Homme fort de la nation a consacré une bonne partie de son temps à ce patrimoine national en chantier. « Ce projet est mûrement réfléchi et résulte d’une consultation préalable », a-t-il assuré. Sur le plan architectural, « les arches du Kianja Masoandro sont identiques à celles du Palais de la Reine. Les façades de l’amphithéâtre sont également un rappel des façades du Palais Manjakamiadana », a expliqué le chef de l’Etat.
En ce qui concerne le rôle d’une entreprise française dans le chantier, Andry Rajoelina rappelle que Man­ja­kamiadana a été « construit à l’ère de Ranavalona I par l’ingénieur français Jean Laborde, avec du bois comme matériau de construction. L’interdiction de construire en dur étant levée, l’architecte anglais James Cameron a, plus tard, recouvert le palais d’un encadrement en pierres, à la demande de la reine Ranavalona II. D’autres édificateurs étrangers comme Wil­liam Pool et Louis Gros ont aussi façonné les petits palais dans l’enceinte royale ».

A la pointe de la technologie

« La culture tend à évoluer  au fil des ans », a-t-il précisé avant d’enchaîner que nul « ne peut développer son pays sans connaître son histoire ». Grâce à la technologie, les visiteurs se retrouveront en immersion au cœur de l’histoire du royaume merina, comme s’ils y étaient. L’enceinte de Man­jakamiadana sera équipée d’écrans tactiles, d’hologrammes ainsi que d’audioguide, pour assurer la traduction en langues étrangères.
De son côté, le Kianja Masoandro accueillera un spectacle à ciel ouvert, retraçant les parcours historiques de nos souverains, à l’image de la politique de conquête d’Andrianampoinimerina ou encore Ranavalona I et sa lutte contre le christianisme. Le but est de familiariser la génération future à l’héritage culturel et historique de notre pays.
A terme, le Rova d’An­ta­nanarivo compte bien im­pulser l’économie et le tourisme dans la Grande île. « Le ticket d’entrée individuel sera fixé à 2.000 ariary pour le public estudiantin, 10.000 ariary pour un adulte résidant et 100.000 ariary pour un touriste étranger. En termes de fréquentation annuelle, nous estimons atteindre 300.000 à 500.000 visiteurs », a-t-il détaillé.

Joachin Michaël

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