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Reprise des activités: le taux de croissance sera positif

Reprise des activités: le taux de croissance sera positif

Le ministre de l’Economie et des finances (MEF) avait annoncé le 15 avril, lors de la publication d’un rapport des financements obtenus dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, que le taux de croissance économique pour 2020 est « révisé à 1,5%, contre une prévision initiale de 5,5% ».
Et selon la Note de conjoncture économique publiée le 8 mai par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), « Les premières estimations tablent sur un taux de croissance de 1,2 %, contre 5,5 % initialement prévu. Cette situation est imputable à la récession mondiale et aux effets de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 ».
« Pour les perspectives économiques à Madagascar, il est à rappeler que les arrêts temporaires et les ralentissements des activités ont toujours infligé de graves récessions économiques. Tels ont été les cas des années 1991, 2002 et 2009. Selon les approches utilisées, le PIB décélèrerait à +1,2 % en 2020. L’inflation moyenne serait de 7,2 % », ajoute la BFM.

Un créneau de cinq à six mois

Quoique ce soient des estimations, pour les économistes, le cas de Madagascar ne sera pas aussi grave que ceux des autres pays. Selon Vololona Rakotobe, spécialiste en macroéconomie et modélisation, non moins membre du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem), le taux de croissance a beau être en baisse, « cela ne sera pas négatif dans la mesure où d’autres régions restent actives économiquement. Nous avons, entre autres, nos produits de rente qui restent commercialisables (vanille, café…). Ce sont certes des produits agricoles mais ils pèsent lourd sur les recettes d’exportation du pays. Si le déconfinement intervient d’ici mi-juin par exemple, nous pouvons espérer une relance d’ici le mois d’août ou septembre ». Selon elle, la reprise économique pourrait effectivement se faire d’ici quelques mois.
« En nous référant aux crises cycliques d’avant, nous pouvons avancer que la reprise a lieu cinq ou six mois après le retour à la normale. Les ventes ne reprendront peut-être pas à 100% mais les entreprises arriveront à trouver peu à peu le rythme de leur production habituelle », a-t-elle ajouté. « Nous ne pouvons cependant pas parier sur le tourisme, que ce soit au niveau national ou mondial. Nous ne pouvons prévoir le retour des touristes que d’ici le mois d’octobre ou novembre au plus tôt », a-t-elle regretté.
L’économie malagasy, à l’instar de celle des autres pays, n’est pas épargnée et paiera un lourd tribut face à cette crise sanitaire mondiale. Les recettes fiscales et douanières qui soutiennent, entre autres, l’économie sont revues à la baisse. Mais si le ralentissement des activités économiques va au-delà des trois mois, ces prévisions risquent encore d’être plus catastrophiques.

Arh.

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