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Chronique: coup de frein salutaire

Quelques photos douteuses alors que ce sont celles destinées à jeter le doute voire l’opprobre sur la ministre de l’Enseignement. Ces photos sans repères permettant de déterminer les circonstances de l’événement, témoigneraient d’une distribution de friandises ( ? ) à des enfants par madame la ministre. De la vérité ou non de cette scène peu importe, la ministre s’est prise à temps pour mettre le holà à cet excès et a désamorcé un gros gros scandale. Avoir imaginé consacrer un budget de 8 milliards d’ariary à l’achat de bonbons afin de faire passer l’amertume du CVO aux élèves qui auraient bu de la tisane à trois reprises. Des bonbons c’est bon, mais pour huit milliards en des temps aussi durs ça reste en travers de la gorge. Quand on voit l’indignité de longues files dans d’incessantes bousculades que s’imposent des dizaines de milliers de gens avec l’espoir de peu de chances à obtenir le coup de pouce d’une somme de 100.000 ariary, 8.000.000.000 d’ar prêteraient à soulager 80.000 familles. Ce n’est pas rien en rapport à des bonbons sur l’autre plateau de la balance. Pas étonnant que dans un sursaut de réalisme la ministre pile d’un brutal coup et arrête toute la manœuvre. Elle a frisé de faire une sortie de route spectaculaire que sûrement des bonbons elle en a un dégoût à vie.

Par mauvais temps chaussée glissante, l’exercice du pouvoir s’en trouve d’autant plus périlleux. Pourtant de façon naturelle il est demandé à chaque responsable public d’entreprendre un max et de mener à bien les opérations, le Chef de l’état n’a pas manqué d’exercer une pression à cet effet, déterminant une date d’échéance pour la présentation d’un bilan aussi conséquent que positif. Pour ces raisons, particulièrement les membres du gouvernement ont à être en permanence sur le pont autant qu’à guet, ce qui explique que presque à tout moment nombre d’entre eux sont à cran. Disposition cependant à éviter autant que faire se peut, mauvaise humeur n’étant pas la meilleure des conseillères, incline parfois à commettre des bourdes. La fonction de ministre, outre  nombreuses autres qualités requises, exige d’avoir des nerfs solides. Un bon entourage participe beaucoup à créer et entretenir des conditions favorables en ce sens, non pour y décharger ses nerfs, mais pour épauler à traverser les moments périlleux qui se succèdent à rythme accéléré tant le niveau du challenge s’élève et la fonction se fait plus piégeuse, davantage encore par gros temps comme ça l’est actuellement.


Léo Raz     

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