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Pérégrinations hebdomadaires : Minuscule perturbateur immense désordre

Électrochoc à bon escient

Le microscopique virus en a fait voir au monde entier. Parvenant à bloquer le fonctionnement de la société planétaire, le coronavirus fait date dans l’histoire de l’humanité. De tous les continents populations et gouvernants s’en trouvent bouleversés,  obligés d’adapter le mode de vie à des mesures de précaution que dicte la manière de se protéger de l’infection covid 19 que le virus répand.

L’attaque par ce minus, (en taille s’entend), a agressé la société des hommes pour lui ôter de la superbe à s’être cru d’une puissance inaltérable.
Le phénomène est apparu pour faire événement alors que le changement climatique frappe aux portes par des manifestations de plus en plus brutales, autant d’alertes quant à une nécessité de devoir moins dévorer la nature et de prendre un virage avant qu’il ne soit trop tard. L’arrêt des activités, que l’apparition du coronavirus a obligé l’homme de décider lui-même, a dégagé du temps donnant le loisir de réfléchir à toutes ces questions. Peut-être que la découverte d’un vaccin ou d’un médicament pourrait dispenser d’aménager une période «d’après», cependant la réflexion a peut-être favorisé une meilleure détermination à faire priorité et urgence à inverser le sens de la dictature qui impose à consommer nature et vie de façon aussi gloutonne .

Pour se préparer à ces lendemains et afin de ne pas rater l’opportunité d’en tirer profit, chacun se doit d’aménager le devant de sa porte pour y voir resplendir midi.

Des déconvenues et des idées en pointe

Madagascar avait et a peut-être encore vocation agricole y englobant à la fois l’élevage et la pisciculture voire à la pêche. À partir de la répartition actuelle de la population sur  le territoire c’est encore dans cette orientation que l’on doit envisager le développement. Quel qu’ait été le niveau de «désertion» des campagnes à cause de l’insécurité, au moins 70% de la population vivent toujours en zone rurale et ont comme principal horizon l’exercice d’activités agricoles. Au début de la République à la fin des années 50 Madagascar envisageait l’avenir avec optimisme, selon les comptes compliqués pour lire l’économie, le pays faisait jeu égal avec la Corée du Sud. Des promesses destinaient Madagascar à devoir être un modèle de développement au niveau du continent africain et de servir de grenier pour les îles de cette zone de l’Océan Indien. Revenir sur ces perspectives aujourd’hui réduites à des déconvenues ne ferait que retourner le fer dans la plaie d’une banale pauvreté, mais il semble qu’il ne serait pas inutile de repartir sur l’état des lieux de l’époque qui a permis d’établir des plans prometteurs.
Concernant l’art de s’alimenter, comme en tous domaines il ne manque pas de mouvements à pousser les idées à l’extrême. Dans le contexte actuel végétariens, végétaliens ou véganes ont peu de chance de faire des adeptes dans le pays ici où le manque voire la privation de nourriture et particulièrement de viande n’incline pas à détester la bouffe ou la viande, ce serait même plutôt l’inverse. Éloignée de ces idées extrêmes la population ne se trouve pas pour autant insensible à développer ses efforts pour trouver profit dans l’exploitation de l’idée dominante, le bio.

Bio, bouffée d’oxygène à la fois bouée de sauvetage
Venter les potentialités de richesses dans le pays n’a fait que bercer de rêve la population sans parvenir à élever d’un pouce son niveau de vie. Possible que présenter des opportunités sous forme de défis sensibiliserait davantage les personnes concernées, dont on flatte souvent la fierté en sautant la case «amour-propre» qui excite l’effort utile à mériter une fierté, autrement fatuité.

Des organisations paysannes de femmes, de plus en plus combatives jusqu’à parfois faire dans l’effronterie du goût de certains, revendiquent le leadership pour entreprendre les actions destinées à résoudre les problèmes du quotidien. Sous le prétexte teinté d’insolence d’être au premier rang pour avoir à surmonter les difficultés relatives aux insuffisances particulièrement alimentaires elles disent être les mieux placées pour prêter la meilleure écoute aux nouvelles techniques et donc les appliquer de façon fidèle surtout quand ces méthodes présentent l’objectif de réduire de moitié le travail à la fois que de doubler le rendement. Pour ce cas précis il s’est agi de la culture du riz selon la méthode SRI, qui malgré les preuves d’un doublement du rendement se heurte à l’idée erronée mais très répandue de croire le riz une plante aquatique.
Les agriculteurs du pays restent en effet attachés aux méthodes coutumières de leur terroir, ce qui constitue une avance en rapport à la tendance de produire bio. Les paysans pris dans les griffes de l’agro-industrie devront rétropédaler avant de parvenir à se mettre en phase avec l’agro-écologie, alors que les paysans du Betsileo ou de Fenerive-Est ou de tout autre ailleurs sur l’île trouvent facilité à appliquer les techniques culturales du bio puisqu’elles sont proches des pratiques traditionnelles qui sont les leurs.

De leur côté plus que jamais les cultures de rente mériteront leur nom, en assurant les rentrées de richesses, alors que les rizières par de nouvelles conquêtes de terre et par l’application des nouvelles techniques permettront d’acquérir la souveraineté d’une suffisance alimentaire.

Depuis une dizaine d’années on constate sur les marchés une augmentation en quantité et à une amélioration de la qualité des fruits et légumes. Les paysans dans nombreuses régions ont été séduits par l’intérêt biologique à marier la culture maraîchère au verger permettant aux brèdes et légumes de profiter de l’ombrage des arbres fruitiers et à ceux-ci d’avoir les racines plantées dans un sol toujours meuble et humide à point.

Miroite alors une île reverdie sur fond moins tristounet que celui de cette semaine.

Léo Raz  

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