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Madagascar il y a 100 ans  

 

Petite cause, grands effets (2)

 

(Suite et fin.)

M.Savarron a donné lecture d’un passage d’une réglementation ainsi conçue : « Les indigènes sont admis dans les fourgons ordinaires de marchandises ou bagages, soit sur les vérandahs de ces véhicules, soit dans les voitures spéciales sans banquettes ».

Il n’y aurait, paraît-il, aucune autre réglementation. Elle s’impose cependant.

D’ailleurs, au T. C. E., les wagons où montent les indigènes ont des banquettes ; mais comme le nombre de billets distribués est généralement supérieur au nombre de places disponibles, ils se répandent un peu partout. Ceux qui vont à Tamatave, et ils sont nombreux, montent en seconde en payant au besoin un supplément ; de ce fait, les Européens voyageant dans cette classe se trouvent désagréablement empilés.

C’est entendu, le matériel fait défaut. Il faut donc essayer de s’accommoder au mieux de ce qui est disponible. Pourquoi ne pas fixer les droits et des uns et des autres d’une façon très précise, très nette ; pour toutes classes et chacun ainsi sera à son aise… À la condition bien entendu que l’on ne donne pas par exemple 150 tickets s’il n’y a que cent places, vérandahs comprises ?

Cette petite affaire aura pour inévitable conséquence de provoquer une réglementation nouvelle, afin d’éviter que des délits quasi imposés ne soient commis par des colons ou à l’occasion, comme l’indiqua M. Savarron, par des membres de la famille d’un agent du service.

 

La farine

Des Petites Affiches :

Nous avons espéré, à l’arrivée du Néra, avoir enfin de la bonne farine et du bon pain. Un premier essai de panification avait été satisfaisant, mais nous retombons de nouveau dans le pain K. K. À qui la faute ? Est-ce aux fournisseurs ou aux boulangers ?

Il appartient à l’autorité locale d’établir les responsabilités et d’ordonner des sanctions. Il y va de la santé publique.

C’est ainsi que le premier avril, serait-ce en guise de poisson ? il a été vendu au Bazar une mixture innommable qui 2 jours après était un produit infect. Nous tenons ce K. K. à la disposition du public, il pourra en juger de visu.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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